‹ Le quatrième évangileChapitre 850 sur 857 · Zaiin, Einleiiung, II · texte numérisé non relu

Zaiin, Einleiiung, II

SIMON-PIERRE ET LE DISCIPLE BIEN-AIMÉ

n'avait pas dit qu'il ne mourrait pas », n'a de sens, surtout après ce qui a été dit de Pierre, que si elle a été écrite quand le disciple n'existait plus. Certes, il en coûte au rédacteur d'avouer que le disciple est mort, et il ne le dit pas en termes exprès, mais il le laisse suffisamment entendre. Il s'exprime de telle sorte qu'il a presque l'air de vouloir faire prendre le change au lecteur sur le fait qu'il n'ose ni ne peut dissimuler.

XXI, 24. C'est ce même disciple qui rend témoignage de ces choses et qui a écrit cela, et nous savons que son témoignage est véritable. 25. Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites : si on les écrivait l'une après l'autre, je ne crois pas que le monde même contînt les livres qu'on écrirait.

Une équivoque se remarque également dans cette conclusion. Celui qui l'a rédigée déclare que le disciple « a écrit ces choses », comme si le disciple était l'auteur de tout lelivre qu'on est en train d'achever. « C'est ce même disciple, assure-t-on, qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est véritable K » Le rédacteur imite ce qui a été dit plus haut du disciple bien-aimé, à propos du coup de lance ^. L'emploi du présent ne prouve pas que le disciple vive encore ; il rend témoignage actuellement ^ par son livre, que l'on peut supposer écrit depuis assez longtemps. Ceux qui savent que son témoignage est véritable ne peuvent se confondre avec lui ; c'est un groupe de fidèles qui ont dû le connaître personnellement, qui ont quelque autorité dans l'Eglise et qui offrent au public, en le recommandant par cette observation finale, le livre que l'auteur est censé avoir laissé entre leurs mains. Ce livre, par lui-même, était anonyme. Ses éditeurs, sans dire le nom de celui qui l'a écrit, ont pensé le désigner assez clairement pour le lecteur, en ridentifiant à ce disciple que l'on avait cru destiné à voir la parousie, et qu'ils disent être le même que le disciple bien-aimé.

Qu'est-ce qui les retient d'affirmer en propres termes que ce dis-

1. V. 24. oùxdç èaxiv ô [xaÔTjxr]; ô [j.apTup(jjv TtspiiouTwv xaiôypâ'laç tauxa, xai ol'ôafjiev OTi àXT]67]; aùxou f] [xaptupta èaTtv.

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