Notamment Dial. 105, supr. cit
4. Dial. 103, £v yàp xotç à7i;o(xvr]ijLOV£Ù[j.aat a <pr][j.t 6x6 xwv àizoï-oXioy aùxoù' xai xoiv £X£Îvoii; TrapaxoXouGrjaàvxoJV auvx£xàyGai.
5. Cf. Harnack, Bruchstûcke des Evangeliums iind der Apok. des Pelrus (1893), 37-40. Le rapport le plus frappant est dans I Apol. 35 : 8[aaupovx£ç aùxov sxàOiaav £7:'. [3rj[j.axoç xal £l;i:ov xpivov 7][j.iv. Cf. Ev. de Pierre, 6-7 : arupw[j.£v xov utov xou 0£ou — xaî. Èxaôiaav aùxôv ItzX xaGiopav xpi'a£0)ç Xéyovxe;* Btxatwç xpiv£, (3aaiX£j xou 'Iapa7]'X. 11 paraît difficile de soutenir maintenant que la référence aux « mémoires » de Pierre, dans Dial. 106, vise l'Évangile de Marc.
6. Ev. de Pierre, v. 24, « le jardin de Joseph », cf. Jean, xix, 41 ; v. 5 et V. 15, appel à la Loi, sous-entendu dans Jean, xix, 31 ; v. 21, mention des clous de la croix pour les mains seulement, cf. Jean, xx, 20, 25, 27; v. 14, mention indirecte dncrurifragiiim, mais pour dire qu'on s'abstint de l'appliquer à un des voleurs; v. 5, le jour de la passion, Tipà [j.iàç xtov à^ujAtov. Le récit de la pêche miraculeuse, v. 60, autant qu'on en peut juger, ne procède pas de Jean. Si Jean, xix, 13, signifie que Pilate fit asseoir Jésus au tribunal, il y aurait unautre rapport avec le v. 7 de l'apocryphe, supr. cit. n. 5.
LE QUATRIÈME ÉVANGILK
Ton admet volontiers que celui-ci dépend de notre quatrième Kvan^^ile. Kn tout cas, l'auteur en aura usé fort librement, comme il fait d'ailleurs pour les Synoptiques. Cet apocryphe, rédig^é probablement vers 110- 130 \ serait un des plus anciens témoins de Jean, mais il n'atteste pas autre chose que son existence. Il lui est de très peu postérieur, et il a dû être écrit dans une région peu éloig-née de celle où le quatrième Évangile a paru ^. Les écoles g-nostiques de Basilide, Valentin, Marcion ont connu et exploité le quatrième Évangile. Il n'est pas sûr que Basilide lui-même, qui, d'après la chronique d'Eusèbe, commença à dogmatiser vers l'an 133, l'ait employé^. On croit généralement, et il paraît certain que l'ogdoade de Valentin, qui enseigna à Bome, vers 135-160, se rattache au prologue de Jean Quant à Marcion, qui rompit avec l'Eglise romaine en 144 •', on a pu soutenir qu'il avait complètement ignoré le quatrième Évangile ^, et l'on a essayé de prouver qu'il y avait fait des emprunts . Tertullien lui reproche d'avoir positivement rejieté trois des Evangiles canoniques et mutilé celui qu'il gardait ^.
1. On ne peut descendre jusqu'à 150 (Zahn, II, 448), à cause de Justin.