Era Rorna coiiie una terra di vaccai
3. « Doloris impetu nos trahente, nostris et futurorum seculorum hominibus notuin fore volumus, porcos nunc ex publico a/tatis nostrœ institulo ibi et nullo alio in loco, quod siepe vidiuius, venundari. » {Opéra, p. 249.)
4. « Aria nnaladetta: uomini turchi; cose pessime ; e di e notle a combattere con bravi, con soldati, con vari, con cani velenosi, con lebrosi, con ebri, con pazzi, con tristi e con romaneschi. » (Del Lungo, Floreîilia, p. 431.)
monuments antiques' ; on en a peur et croit qu'ils sont bàlis par les démons; on en fait de la chaux; les papes Eugène IV, Nicolas V, en font de la chaux pour leurs bâtisses. « Pourquoi Titus, s'écrie Gristoforo Landino, élèves-tu jusqu'au ciel tes grands amphithéâtres? Ces beaux marbres se convertiront e i chaux-. » « Nous trouvons, dit Flavio Biondo, des vignes là où il y avait de superbes édifices, dont les blocs carrés sont cuits pour en faire de la chaux-^. » Un jour, un nobk^ fouillant son jardin découvre une statue colossale ; on vient la voir; ennuyé de cette aflluence, il ordonne de l'enfouir de nouveau. Lorsque Donatello el Ghiberti se penchent sur ses débris affleurant le sol, on croit qu'ils cherchent un trésor. Lorsque Pomponio Leto se promène dans les ruines, on croit qu'il est un fantôme.
Gomme population, de la racaille et des guenilles, des porchers, des bouviers, des mendiants, des brigands et des tyrans. Geux qui, selon Albertini, ignorent le plus les choses de Rome sont les gens de Rome. « Le peuple de Rome, ajoute Leonardo Rruni, est mort et enseveli depuis des siècles, et ses habitants sont un ramassis de gensqui servent, mais ne dominent plus''. » « S'il y a encore quelques citoyens, ajoute Poggio, ils sont rares et s'adonnent à l'élevage des bestiaux. » « Le monde, ajoute Gampano, est plus semblable aux barbares qu'aux Romains; crasseux d'apparence, impur de langage, inhabile aux arts, il semble pour la culture un paysan et un rustre''. » Les nobles, bloqués dans
1. « CInrissimas illoniiii statuas atque imagines, pedore. vinolentia, fumo, culina. et oiniii denique spurca, cœnosa leditate, delurpant, obscurant. delent. » (Campaxo, Epist., l.)