‹ Le quattrocento (volume 2)Chapitre 7 sur 77 · Quanto c bella Giovinczza Ghe si fugge tuttavia · texte numérisé non relu

Quanto c bella Giovinczza Ghe si fugge tuttavia

Ghi vuol esser lieto, sia :

Di doman non c'è certezza. »

Poésie di Lorenza rie Mei/ici. Florence, 1859, p. 421.

4. « An. MGCGGl^XXXX, quo pulcherrima civitas, opibus victoriisarlibus ipdiliciisque nobilis, copia salubritalc pace perfrucbalur. » Inscription gravée à Sainte-Marie-Nouvelle, dans le chœur, sous les fresques de Ghirlandajo.

LA SIGNORli; 41

en faveur des pauvres, y institue des tribunaux ordinaires où chaque cité est représentée, égorge Messer Hamiro d'Orco, qu'il y a mandé, parce que Hamiro opprime le peuple, fait un commerce illicite de denrées et que c'est une œuvre de bonne justice de le supprimera Enlin, grAce au prince, l'Italie, travaillée et morcelée à l'infini, au centre des embûches, des complots, des perfidies, des convoitises, des guerres, se maintient, durant tout le siècle, dans une intégrité en somme point essentiellement modifiée. Les influences se balancent; les Etats se tiennent en respect; la pensée et les arts fleurissent, tellement qu'on se demande si, dans ce Quattrocento si instable et épris de nouveautés, le conseil de tous aurait possédé la décision et la promptilude nécessaires à cette œuvre d'équilibriste.

Néanmoins une. pareille œuvre, pour considérable (jnelle soit, ne s'édifie que sur des ruines : ruine de l'esprit public, ruine des vertus militaires, ruine de la conscience nationale. Le poignard s'affile à mesure que l'épée se rouille. L'esprit s'aiguise à mesure que le caractère s'émousse. L'intelligence s'afline à mesure que le bras s'afl'aiblit. Une seule chose demeure: l'habileté politique. Et si son avènement n'est que l'implicite aveu de son impuissance, puisqu'elle n'atteint son apogée que dans une Italie à l'agonie et que se partage déjà l'envahisseur, elle va prendre sa revanche en inondant le monde de ce qu'on ap|)elait alors des maestri d'i/iffanni.

Le cardinal de Honen i)0uvail bien dire à .Machiavel vaincu que les italiens ne s'entendaient pas à la guerre. Machiavel, alors que l'Italie devait donner à la France iMaznrin, avait le droit de lui répondre (|ue les Fi'ançais ne s'entendaient pas h VKlnt. « la (/Il ris^tosi clw i Francc.si non s'in/ent/evano dello stato. »

1. E. Alvisi, Césure Bui-'jia diica di Uoi/i(i;/nu, liiiola, 1818.

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