Ognun segua, Bacco, te
Bacco, Bacco, eu oè !
Chi vuol bever, chi vuol bevere Vegna a bever, vegna qui.
Voi iaibottate corne pevere.
lo vo bever ancor rni.
Gli è del vino ancor per ti.
Lassa bever prima a nie.
Ognun segua, Bacco, te.
lo ho voto già il mio corno Dammi'un po"l bottazzo in qua.
Questo monte gira intorno, El cervello a spasso va.
Ognun corra in qua e in là Corne vede fare a me ;
Ognun segua, Bacco, te. »
2. « Marte, se oscure ancor ti paion l'ore. Vienne al mio dolce ospizio ; ch'io taspetto ; Vulcan non v'é che ci disturbi amore.
Vien, ch'io l'invito nuda in mezzo il letto : Non indugiar, ch'ei tempo passa e vola : Coperto m'ho di fior vermigli il petto.
Vienne, Marte, vien via, vien ch'io son sola.
parle de la sorte en terzines si enflammées qu'elles semblent accueillir toute la chaude sensualité de Pontano? C'est Vénus, dans le poème des Amori di Marte c di Venereo^Q le Magnifique a laissé inachevé. Et dans les Selve^ dont il invente le genre, et qu'il appelle de la sorte parce qu'elles sont comme une forêt sans issue oii erre sa fantaisie à l'aventure, et dont tous lescinquecentistes adopteront la forme souple, il déploie, dans les molles volutes des octaves, toutes les grâces nouvelles de son esprit charmant. Il décrit comment sa Dame lui est apparue dans une pluie de fleurs et des rondes de jeunes filles. Il décrit la chaîne d'amour, de clémence et de bonté dont elle le lia. Il décrit la Jalousie, il décrit l'Espérance, il décrit le Souvenir, il décrit l'Age d'or, il décrit tout au monde. Et il décrit le Printemps: « Tu verras Flore que tu n'avais plus vue — Errer dans son royaume avec ses nymphes. — Zéphyr, son cher amant, l'a prise entre ses bras — Et ensemble ils folâtrent tous deux... — Tu entendras par les vallées vertes et ombreuses — Des cors et des pipeaux faits d'une écorce
— De saule ou de châtaignier ; et tu verras les danses — A l'ombre des ormeaux, quand le soleil resplendit. — Comme un arbuste délicatement grcfl'é — S'émerveille quand il se voit ensuite — Verdoyer de fleurs neuves,
— Et nourrir et mûrir des fruits qui ne sont pas les siens, — La brume froide aura telle surprise — Quand si belle se montrera à nous — La terre vêtue de sa robe neuve, — Et elle se dira â elle-même : Me voici redevenue petite fille M »
Toglietc e lumi ; el inio mai non lo spengo : Non sia chi piii mi parli unu paroia. »
{Poésie di Lorenzo de' Meiici, p. 254.)