‹ Le quattrocentoChapitre 11 sur 151 · Cf. Del Lungo, Florentin, p · texte numérisé non relu

Cf. Del Lungo, Florentin, p

2. « E paionrri ben collocuti, e sonne luollo ben contcnto. » Fdbroni,

op. C, p. il.

3. « Non trovo qui la min Mndoniui Liicrc/ia in camcra, colla qtiulc io posai HTogarnii. r> I'olitikn, ('m1. del Lungo, p. (iK.

i. Le facette del Piovano Arlotto, Florence, 1884, p. 146.

LA coin DE I.ALRKNT DE MÉDICIS 41

Girolamo Benivieni rivalisent avec lui de trouvailles et de subtilités. On improvise des vers. On improvise des musiques. Squarcialupi et le Cardiere touchent des instruments. Tous chantent en chœur, même Laurent, qui a la voix fausse. A tout coup, la famille joyeuse part en voyage, pour la campagne, pour les villes d'eaux, pour les villas qui lleurissent entre les oliviers, les cyprès et les roses, et s'appellent Fiesole, Careggi, Poggio a Caiano, Cafaggiuolo. On chasse, on pèche, on joue à la paume, on danse sur le pré, ou bien, étendu à l'ombre des peupliers, on discute de quelque argutie de philosophie platonicienne. « l*arlis hier de Florence, écrit Politien, Jious arrivâmes juscju'à San- Miniato en chantant tout le long du chemin et parfois en raisonnant de quelque chose sacrée pour ne point oublier le carême. A Lastra nous bûmes du ZappolinOy qui me parut bien meilleur qu'on ne l'avait dit chez nous. Laurent triomphe et fait lriom})her toute la compagnie. Hier je comptai vingt-six chevaux de la bande qui était avec lui. Le soir, arrivés à San-Miniato, nous commençâmes à lire un peu de Saint-Augustin, mais la leçon se résolut linalement en musique et à aviser et dégrossir un certain petit danseur qui est là'. »

Ln 1488, on envoie le petit Pierre aux noces du prince de Milan : on lui a fait un bel habit avec son emblème, un brandon enflammé, et sa devise latine : Iii viridi feneras crttrit //(nnnia /nr(/i(//as : « L'habit de notre Pierre avec la branche, mande l'ambassadeur Stefano, a été tenu pour une chose admirable, et, selon mon jugement, il a éclipsé tous les autres. Aujourd'hui, CCS Messieurs ont mandé après lui, cl il l'ont

1. « Partit! ieri di costi venimnio insino a San Miniato, tulta via cantando, e tal yolta ragionando di qiialclie cosa sacra, per non dimenticare la quaresima. Alla Lastra beccaino el Zappolino, che a me riusci inolto inigiiore non s'era ragionalo costà. Loreiizo triunfa e fa triunfare la compagnia : chè ieri annoverai, délia brigata era con Lorenzo. ventisei cavaili... » Politien, éd. del Lungo, p. il.

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voulu voir ot examiner de près, et en eiïet chacun en est resté émerveillé'. » En 1471, Laurent fait emplette d'antiquités : « En 1471, j'ai été à Rome pour le couronnement de Sixte IV, et j'en rapportai les deux têtes antiques de l'image d'Auguste et d'Agrippa que me donna ledit pape, et de plus j'en lapportai notre écuelle de chalcédoine taillée, avec beaucoup d'autres camées et médailles qu'on acheta alors, et parmi tant d'autres la chalcédoine-'. » En 1487, le sultan envoie au Médicis une girafe : « Le jour du 18 novembre 1487, consigne Landucci, l'ambassadeur du Sulta i présenta à la Signorie la girafe, le lion et les autres bêtes... Il y eut ce matin une grande aflïuence sur la place pour voir telle chose. La ringhlera était ornée de fauteuils et de tapis, et tous les principaux citoyens y étaient assis"^. » En 1487, la girafe meurt : c'était un samedi, nous apprend Tribaldo de' Rossi. Telle la vie.

Elle est si tranquille que les événements de drame qui l'atteignent paraissent un anachronisme. Le sac de Volterre que Laurent ordonne en 1472; la conjuration des Pazzi qui éclate en 1478 à l'église; Julien qui tombe dans une man» rouge ; les centaines de conspirateurs qu'on traque, qu'on arrête, qu'cm pend aux fenêtres; la foule qui se rue après leurs chausses; les gamins qui déterrent Jacopo dei Pazzi et tirent le cadavre puant en chantant par les rues ' ; tout ce spec-

1. « La veste del nosiro Picro roi l>roncone v suta toniila rosa atlmiranda. cl secondo il judicioinio ha abbatluto oi,'ni altra. llof,'{,'i, ((iiesti signori hanno mandato ner epsa, et l'haniio volulo vedere, cl luolto bene exaniinare, et in cltetto oynuiio ne sta niaravigliato. » Kabnmi, op. c.

•2. « Fui cictto Anibasciatore a llmna per rincoronazione di Papa Sisto, e di .pii portai le due teste di inarnio anliche délie iinniafrini d'Augusto e d'A;,'rippa, le quali nii doim delto l'apa Sisto, e yiMx poilai la scudcila nostra di calcedonio inla>;liata con molli altri caninu'i clic si rornrxrarnno allora, fra le altre il calcedonio. » l'jibroni. ih.. p. m.

3. * K a di 18 novembre 1487. cl sopradellit ainbasciadorc del soldano nresenlo alla nostra Signoria la sopnidclla ^'iralla, c liono e l'altre beslic... fu per qncsl/i matlina, in pia/zi un ^'randc jxipolo n. vcdrre talc cosa. Kra narata la ringhiera colle spullierc <• tappcii, c a sedcro tutti i principali citladini. » Li ca Landucci, Diario Fiureniitio, p. .■;''.

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