Tôt Ferrara vales
Quoi ranas telliis ferrariensis habet. »
2. Sur rUniversité de Ferrare, voir F. Borsetti, Hisloria almi Ferrariae Gi/mnasii, Ferrare, 173.").
3. « Ve (liroino che nui quasi ogni die il legemo e çigliamo piacere assai de laie lectione. » (Luzio-Renier, Coltura e relazioni letteraried'Isabella (fEsle, Giorn. stor. Turin, 189!).)
4. Lodovico Carbone peut se plaindre du mépris où sont tenus les humanistes :
« Nunc et pecudes doctos homines conteninunt ! »
3. « La fortuna niniica de ogni virtuoso huomo non ha voluto a U aUri tuoi singulari ornamenti adjungere fornamento délie lettere. » (Coiif/iura coittro il tluca Borso d'Esté. Atli e Meui. per le prov. mode parm. Parme, 1864, p. 377.)
quelques auteurs anciens, ces auteurs, à commencer par le fameux Dion Cassius, sont traduits'. Lcone- Battista Alberii adresse à Ferrare ses premiers essais de restauration de l'italien. Pandolfo Collenuccio doit, à Ferrare, employer l'italien pour écrire ses dialogues et son Compendio délia storia del Regno di Napoli, alors que la dignité de la matière réclame le latin, la dif/nità délia materia pare che lo richieda. Et c'est à Ferrare qu'un podestat requis d'envoyer quelque part un accipitreni bene ligatum in sacculo, au lieu d'un épcrvier, mande à l'endroit dit un archiprêtre dans un sac"^. « Le dialecte ferrarais, écrivait Polismagna, n'a pas moins d'élégance que tout aulre parler italien. » Il ajoutait : (' Je sais que tu es Ferrarais, et moi je suis Ferrarais, et Ferrare nous a élevés, produits et vus grandir, et pour cette raison, je ne saurais appliquer ma langue à rien aulre qu'à l'idiome ferrarais -^ » Aussi bien, Ferrare ne retourne pas à l'italien comme Florence, mais le garde, et ne retient de l'humanisme qu'une dévotion plus grande pour la toute puissance, toute majesté et toute nécessité des lettres.
Si se tenir droit en selle, conduire une meute, s'escrimer de l'espadon, courir sus au sanglier ou à l'ennemi constituent la première des affaires, les lettres ne sont pas superflues. Elles font partie de cet héritage de bienséance qu'un gentilhomme accompli doit posséder. -Elles sont agrément, ornement et gentillesse. Elles sont courtoisie et jolie chose. Elles sont souhaitables et désirables comme un mors de pierreries ou un hanap d'argent ciselé avec enfants et couronne. La bonne tenue, la renommée, la gloire de la maison réclament
1. Pour Ferrare, Niccolô Leoniceno, traduit Procope; Niccolô da Loni^o, Arricn, Oiodore et Biondo ; Flavio lUondo, Anitnianu.s Marcellinu» ; I>(»dovico (laibonc. Oiiosaiidre Strate^icus, etc., el<-.