Molles o viola', veneris nmnnsciilfi noslra
• Dulcc (|uibus tciiiti pif^nus ;imoris iiicsl, Quii' vds (|iiii' gciuiil leiiiisV Qin nectaro odoras
Sparseninl zephyri mollis el aiirii coiims ?... Felices niiiiiiiin viola', (jiias carpscrit illa
Dcxter.'i (|iia' iiiiscriiin me iiiilii stiliri|uiii ! Qiias rosfis di^'ilis forinoso adtintvorit ori
lllt uinie iii nu; s|ii(-.iila liin|uc( aiiior! Forsitan et vohis lia-c illiiic f^ralia voiiil... Aspicc lactcolo lilaiidiltir ni illa colore.
Aspico piirpiirels ut nibct ha-c foliis : Hic rojor (;^t d)iiriina>. rosco ciiiii dulcc |)iidoi'u
l'iriKil lacleolas piirpiiia f^'iala gcaas Oiiatii diilceiii laliris. cpiaiii lah; spiral iidorciii I
Km viola-, in vohis ille reiiiaiiHil odor. (I rortiiiiata' viola-, inoa vila, nieiinupie
De'iliiiiii, o aniiiii porlus et aura iiici, .\ vobi» »allcni, viola*, ^rala oscilla, carpam. . «
il'oi.niK.N, (!'(l. I»el Liiiigo, p. •J.'l,'].)
T.c laliii, ([iii ose tout dire, le menu d'un repas comme chez Ermolao IJarbaro', le mécanisme d'une horloge comme chez Politien-, est d(;venu si hardi qu'il aborde tous h^s genres et s'approprie; toutes les beautés, avec Crisloforo Landino, qui reproduit en latin la sextine de Pétrarque; avec Amerigo Gorsini, qui traduit en latin les sonnets de Pétrarque ; avec Ugoiino Verino, qui raconte en latin uii Trionfo de poète on une Sloria de chante-histoires. Et le Grec Michel Marulle imite en latin les thèmes du carrefour! Et Politien transpose en latin les arguments des poètes alla hure hia !
L'éi'udition n'est plus qu'un jeu propre à divertir les enfants. A sept ans, le petit Pierre de Médicis cite Virgile à son père qui lui a envoyé un cheval : « Père magnifique, je ne pourrai jamais te raconter combien me fut agréable et combien m'a incité à l'étude des lettres l'arrivée de ce petit cheval; que si je voulais le louer, ante diem clauso componet vespe?' OlijmpoK » A onze ans, le petit Orsini chante ses propres vers et dicte en môme temps cinq lettres à cinq copistes, A onze ans, Michèle Verino correspond en latin avec son père; à dix-sept ans, il compose des distiques qu'on traduira dans toutes les langues; à quinze ans, Pellegrino degli Agli rivalise avec Michèle Verino ; à douze ans, le fils du théologien Gianozzo Manetti est versé dans le latin, le grec et l'hébreu; à quinze ans, Politien est capable d'épigrammes latines, à dix-sept ans d'épigrammes grecques, à vingt-six ans il gravit la chaire des Filelfo et des Guariuo; à vingt-trois ans. Pic de la Mirandole s'offre à soutenir à Uome, devant toute l'Europe assemblée, neuf cents thèses embrassant la somme des connaissances humaines. Jamais on ne porta plus lourd bagage