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(Poi.mR.ic. éd. Dnl Lnngo, p, 180.)
4. « lo ardo quando cl ciel le .<palle iinbiaricha Agli altri poggi, e quando ci sol le sgombra,
l'académie platonicienne. LES HOMMES 97
Benivieni pour qu'il le distribue aux pauvres ; il entoure d'un commentaire subtil la Canzone iV Amore de Benivieni ; il célèbre la naissance de Benivieni en vers exaltés : « Florence, ceins tes cheveux des guirlandes du printemps... Que tes carrefours soient jonchés du coste d'Achemène, que par les routes embaumées les lys soient répandus ! Les Benivieni nous ont donné qui rappelle le vieillard étrusque M » Et Girolamo Benivieni et Pic reposent dans le môme tombeau.
Plus que de l'amitié, c'estdel'amour; mais cet amx)ur n'offre rien d'impur ; c'est une manifestation de l'amour suprême, « nœud perpétuel et lien du monde, soutien immobile de ses parties, base solide et fixe de l'univers » ; c'est un commerce tout spirituel, ressemblant sur la terre à ce que sont au ciel les associations des étoiles heureuses. Le « démon vénérien » qui rassemble ces amants est celui de la Vénus céleste ou esprit angélique;la fureur erotique qui les anime est celle de la pure Beauté, inclinant l'âme à la philosophie et aux offices de la justice et de la piété ; la beauté qu'ils adorent est seulement cette perfection extérieure qui naît de la perfection intérieure, et que Marsile appelle « latleur de la bonté », « la splendeur du visage divin ». Ils croient s'aimer eux-mêmes; à la vérité, ils aiment Dieu. Et ils s'aiment en Dieu et en Platon; car, pour s'aimer véritablement, il faut cultiver Dieu, et, dans l'histoire de chaque amitié, trois personnes sont présentes.
Che amor corne il siio corso non si stanca.
Piansi (iall'iina già infino ali'altra ouibia E dali' un sole alTallro, onde d'elerni Pianti ei cor inesto le mie liici ingombra.
Forse quallior nel chiaro fonte cerni L'iniagin tua, a te superbo arridi Conie Narcisso e nie niisero sperni.
Ilainiù ! clie troppo in tua beltà ti fidi, Già nude al sol si stan l'iiride spine Che pur mo in bianche spoglie ornate vidi. »
(GiKOL.vMO Dkmvieni, Opei'a, Florence, laI9, p. 78.)