‹ Le quattrocentoChapitre 35 sur 151 · Dal taper troppo nasce inquietudine. » Ib · texte numérisé non relu

Dal taper troppo nasce inquietudine. » Ib

l'aCADKMIK platonicienne. LA PENSÉE 131

du monde; plus que des (Tudils, ce sont des prêtres. Lii science, devenue religion, les a investis d'un caractère sacré. Leurs gestes ressemblent à des rites, leurs cérémonies à des sacrifices, les envolées de leur âme mystique à des cantiques et des prières. Ils sont les ofliciants de « celte même et unique religion ayant une seule âme, un seul esprit cl un seul culte' », dont G 'iiiiste Pli'lhon avait annoncé à Trapezuntios la prochaine échéance. Avant Savonarole, avant Luther, dans leur sphère, par leurs moyens, ils ont tenté de toutes leurs forces éperdues un rapprochement avec Dieu. Ils se sont arrachf'S et ils ont voulu arracher avec eux le monde de la pensée à la prison de la terre et aux mensonges du corps. 11 ont sacrifié leur joie et leur santé à proclamer une réalité supérieure et à s'élancer d'un bond à sa poursuite dans le séjour de réternelle beauté. Ils ont répandu un flot d'adoration sur les œuvres de l'inlelligence. Ils ont reconnu, dès les origines des races, comme une sourde végétation de Dieu. Ils ont mis l'encens et la myrrhe aux mains des Sibylles, des pylh )nisses et des prophètes. Ils ont proslerné les dieux de l'Olympe et les sphinx des vieux temples aux pieds du Crucifié. Et si, parla science qu'ils firent divine, ils ne purent imposer le Christ à la pensée, d'autres, peutêtre permis par leur échec, viendront qui, parla conscience, l'imposeront à la conscience.

i. « Audivi ego ipsum Florentiœ — venit eniin ad concilium cum Graecis — asserenteni unam eamdemqiie religionem uno aninio, una mente, una pra>dicatione, universum orbem paucis post annis esse suscepturum. »

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