‹ Le quattrocentoChapitre 44 sur 151 · Se io potessi far, fam-iulla bolla · texte numérisé non relu

Se io potessi far, fam-iulla bolla

La tcla che tu tessl farel d'oro... » (Ferrari, p. 8.1.)

« Charmante Madonna, donne-moi maintenant la grâce de plaire que tu as M » Il lui chante: « Visage de joie, blanc et coloré, au milieu de mon cœur tu m'as blessé 2! » Il lui chante : « Combien de temps que je ne t'ai plus vue, ni n'ai baisé ton visage poli! Alors toi, tu disais : Que fais-tu, âme mienne? Baise-moi un peu et rends-moi ce service. Et moi, pauvret, alors je te baisais, et toi tu m'embrassais avec un si doux rire, que de mourir j'aurais été content, tant était doux ce doux embrassement^. »

Tel amoureux traduit à sa façon le Ca?'pe diem du poète : « Tu crois toujours demeurer en jeunesse, et tu ne penses pas vieillir, et le temps s'en va avec ta beauté, et ça ne peut manquer^. » Tel autre se console en rêvant : « Cette nuit j'ai rôvé (ah ! si la chose arrive!) Cette nuit j'ai rôvé (ah! si c'était arrivé!) J'ai rôvé que j'étais parmi les roses blanches et rouges, que j'étais dans les bras de ma mie. 0 songe vain qui trompe le monde ! J'ai serré les bras et je n'ai rien trouvé. 0 songe vain que le monde trompas! J'ai serré les bras et n'ai trouvé que draps ^. » Très vite, survient la colère.

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