‹ Le quattrocentoChapitre 45 sur 151 · Dolzé Madonna, dammi omai · texte numérisé non relu

Dolzé Madonna, dammi omai

La grazia del piazer laquai tu hai. »

2. « Viso gioioso biancho e colorito, (Ferrari, p. 106.) Nel mezzo del mio chuor tu mai ferito ».

3. v< Iloi dapoi che nonti vidi mai (Ferrari, p. 108.) Ne non baciai il tuo pulito viso

Che tu dicesti : anima niia che fai?

Baciami un tratto e fammi sto servisio, Et io meschino allora ti baciai, Tu mi abbraciasti con si dolce riso Che di morir saria stato conteato Tanto era dolze quello abrazamento. »

4. « Tu credi sempre star in giovinezza (Ferrari, p. 103.) E non pensi invecchiare,

E il tempo se ne va con tua bellezza E ciù non puù mancare. »

5. « Stanotte mi sogniai quello che sia, Stanotte mi sogniai quello che fosse.

Ch'io ero tra le braccia délia dama mia Ch'io ero tra le rose blanche e rosse, 0 sonno vano che inghanni la gente !

Strinsi le braccia e non trovai niente. 0 sonno vano che la gente inghanni,

Strinsi le braccia emi trovai frapanni. » (Ferrari, p. 86.)

0:i envoie à la fosse aux lions la cruelle qui résiste; on l'envoie au diable « pour qu'il lui rompe deux côtes et les autres membres avec » ; on la couvre d'imprécations, d'anathèmes, d'injures. « Maudit soit le point, le mois, l'anni'e! Où dans ce monde lu fus créée! Soit maudite la nourrice qui te prit, Quand avec ce beau corps tu naquis' ! » Ou encore : « Toute la nuit tu dors sur la paille! Tu n'as pas une cliemise de quoi le changer! » Ou encore : « Tu es plus noire qu'une mûre de maquis! Quand tu te laves, tu trompes l'eau! »

Parfois la passion flambe : « Regarde mes lèvres rouges, Que j'ai mari qui ne les connaît pas-^ ! » D'autre fois, le rire s'allume; las d'implorer, fatigué de l'adoration courte au cœur des hommes, l'amour prend sa revanche de l'extase dans la parodie et dans la saleté. ^ Vous ôles plus propre que les balayures, plus reluisante qu'une burette à huile^ ! » Et voici les chansons obscènes, paillardes, aux doubles sens et aux équivoques: lamentations de filles en mal de mari, lamentations de filles mal mariées,, confessions intimes de nonnains, invectives contre les vieilles, fastes de belles nuits, chicanes de belles-sœurs.

Dans un contrasta^ le dialogue s'établit entre la mère et la fille : « — 0 ma mère, donne-moi mari! — 0 ma fille, dis-moi pourquoi'*? » Dans un lamento, un mari se plaint de sa femme qui avant d'ôtre mariée disait toujours amen, qui maintenant veut une robe à tout prix. Dans un autre laiiwnto, une femme se plaint de son mari, «petit vieux qui ne peut rien ». Ailleurs,

1. « Sia malcdetto l'anno, il piinto cl inese Che in questo niondo lu fusfi criata,

Si'i iiinledetla lu halia rlie ti prese

Qimrulo di quel bd corpo fusti nala. » (Ferrari, p. 82.}

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