F. Torraca, Roberto da Lecce, p
\. « Questo è buono pronosUco, ella porta l'ulivo a Firenze. » (Lax- Dicci, IJiario, p. 109.)
5. Philippe-Mario Visconti murmure constamment des prières. Alphonse d'Arai^'on suit les processions dans la rue. Laurent de Médicis compose dos laudes et une rappresentazione sacra. Hercule d'Esté sert à m.(n;.'er aux indigents et leur lave les pieds. Cécile Gonzague veut « prendre pour époux le Rédempteur ».
vont h l'église où souvent les attendent leurs assassins; ils suivent les processions, font des pèlerinages, accomplissent les sept œuvres demiséricorde, disent les prières, achètent et lisent les livres dévots; et, si le vieux Gosme de Médicis, que Botticelli a figuré en roi mage accroupi devant l'Enfant Jésus, accepte la dédicace obscène de^ V HermaphroditKs de Beccadelli, on peut trouver, enl502,| dans la bibliothèque privée d'une Lucrèce Borgia, à côté d'autres livres profanes, un bréviaire, un psautier, les Lettres de sainte Catherine, un Nouveau Testament,^ en italien, une Légende des saints en italien, une Vie de Jésus en espagnole La fille du Sforza reste chaque nuit cinq ou six heures en oraison et se donne jusqu'au sang d'une discipline « faite de petites étoiles de fer » « Et, un jour, écrit le prédicateur populaire Fra Michèle de Milan, lui parlant à elle, je lui dis: « Ah! enfant, ne fais pas comme ça ! » Et elle me répondit : «Ne me dites pas ça. Père, pour l'amour de Dieu-! » Les érudits et les poètes, qui cherchent Jésus dans Virgile et s'élancent à Dieu sur les ailes de Platon, ne rompent jamais, dans leurs pires aberrations et leurs audaces les plus téméraires, avec le dogme ; avant de dévoiler le latin au pelil gamin qu'on leur confie, dévotement ils lui font réciter VAve'^^ comme les marchands de Pérouse écoutent la messe avant de délibérer de leurs all'aires de banque dans la salle du Gambio; et le latin qu'ils adorent ne s'applique pas seulement à l'antiquité profane, il impartit sa beauté aux pieuses légendes, aux claires paraboles, aux saints personnages