‹ Le quattrocentoChapitre 57 sur 151 · ALi.EdRKTTi, Diafio, p. Si.'J · texte numérisé non relu

ALi.EdRKTTi, Diafio, p. Si.'J

3. « Il padre non inostri iiiui liclo volto allc suc (i^Iiuole feniinc, accio chc non s'innaniorino délia virile faccia. » {Hegola del li. Giov. Dominici, Florence, 18t»0, p. 144.)

4. « Se arai unertc l'orecclii»; a udir maie d'altri, canzone e ballata e «Iranibolti. canti c .suoni, per j)iacore solo délia scimualilà; st; arai cercatu i diletti HU|>crf1ui in i)i(in|^iarc c bore...; se arai piirlato iiialc d'altri pcr niorniorazionc, dcslruziouc, susurrazione, nialudizioue, irriiii(*nc, sensazionc... mai per le. » {Lettere di Sont' Antonino, Florence, i8.VJ, p. i3«.)

accompli d'œuvres vertueuses, plus ils ont joui de prérogatives, plus ils se sont tenus pour vils et oblige's envers Dieu '. »

Il suflit de parcourir les écritures intimes contemporaines, les correspondances domestiques, les livres de raison des marchands, tout remplis de prières, de nobles attitudes, de calmes résignations, d'exhortations pieuses, pour voir la place que le Ciel occupe toujours sur la terre. La prière du marchand Giovanni Rucellai commence en ces termes : « Je remercie le Seigneur Dieu de ce qu'il m'ait créé un être raisonnable dans un pays où règne la vraie foi chrétienne.,.'-» Celle du marchand Giovanni Morelli débute comme suit : « Très douce mère, tabernacle odoriférant de Dieu, fuis-moi, je le prie, participer à ta douleur et k ton aflliction... -^ » «Je dis que les sages, écrit le môme Morelli à son (ils, qui connaissent Dieu, s'emploient bien et s'aident mieux encore, ont sur tous Tavantage; et Dieu veut que tu t'aides et qu'avec ta fatigue, tu te perfectionnes, et si tu veux, tu entendras ce jugement clairement expliqué par Paul^. » «De bien faire, écrit pareillement Alessandra Macinghi h son fils, on n'en a que du bien de Dieu et du monde; c'est pourquoi je t'exhorte à avoir crainte de Dieu et à faire bien... Qu'il en soit

1. « Coriosci che non se'altro che puzzo, sterco e feccia... Destati adun(|ii(; lia questo mortale sonno, levati dagli occhi délia mente qiiesia peslifera feccia di tanta vana e maledetta reputazione. Arrendi coteslo luo durissimo collo, inchina lo intelletto alla verità délia sacra scritlura, e troverai tutti i santi, quanto più sono stali savii, quanto più scienziati, quanto più oiiorati, quanto più virluosi, quanto migliori cose haiino operalo, e quanto più prérogative lianno avute, tanto si sono reputati più vili, e più obËligati a Dio. y {Letlere di Feo Delcari, Florence, \S-2'6, p. 22, p. 26.)

2. ; lo ringrazio il signore Iddio ch'egli mi ha creato un essere ragioiievole e immorlale in un pdese dove régna la vera fede cristiana. » \(i. Marcotti, Un mercante Fiorentino e la sua famiglia nel secolo AT, Florence, 1881.),

3. « Madré dolcissima, odorifero tabernacolo del Figliuolo di Dio, famnii, ti prego, partecipe del luo dolore e délia tua aftlizione... » {C7-onoca dt Giocanni Morelli, Florence, 1718, p. 342.)

4. « L)ico che i savi hanno vantaggio, che conoscono Iddio e aoperano bcne o aiutansimeglio ; e Dio vuole che tu t'aiiiti, e colla tua fatica venga a perfe/.ione; e questo giudicio si vede cbiaro e manifusto in Pagolo, se verrai intendere. » (i6., p. 237.)

1 80 LE QllATTKOCENTO

comme il plaît à Dieu ! » Le l""" janvier 1403, le maichand Goro Dati délibère on toute honnôleté « de ne jamais tenir boutique en aucun jour de fôle solennelle et recommandée par la sainte Église, » et encore <( d'observer perpétuellement chastetc» le vendredi (ce qui s'entend le vendredi avec la nuit suivante), » et s'il y tombait par négligence ou par oubli « qu'il soit tenu et doive donner aux pauvres de Dieu vingt sous pour chaque fois, et dire vingt fois le Pater noster et VAve Maria^ ». Et un siècle après, comme la maison d'un autre marchand de Florence, Luca Landucci, a brûlé, qu'il a perdu dans ce désastre deux cent cinquante ducats d'or, et qu'il est demeuré, ses fils et lui, en chemise, pieusement il écrit : «Je prie Dieu qu'il me pardonne mes péchés et qu'il m'envoie toutes les choses qui sont pour sa gloire : que le nom de Dieu soit toujours loué par toutes les créatures'-! » Lorsque le noble Pallas Slrozzi, qui a été éprouvé par l'adversité, comme l'or est éprouvé par le feu, perd son lils bien aimé Bartolomnieo, il ne pleure pas, ne récrimine pas, il accepte; et à ceux qui viennent en son palais le consoler, il répond : « Il est inutile de parler davantage de Barlolommco : il faut que ce qui a plu au Dieu tout-puissant me plaise aussi à moi 3. » La veuve Alessandra Macinghi n'a conservé près d'elle qu'un petit garçon, le dernier de ses fils, le cadet, le benjamin, Matteino; arraché par le commerce, il part comme les autres, muni de ses bénédictions, approvisionné d'un petit trousseau confectionné de ses mains, et meurt à l'Etranger. Sous ce coup imprévu, la vieille

1. « Ancora pcr mcinoria délia Passione dcl nostro si^'iiore Jpsi'i- Cri.sto... qiiesto di tnedesimo propongo neirunirno iiiio pcrpclualmcntc osscrvare castità nel di ciel Vencrdi (olic s'inlende \\ Noiierdi con la sua nolte scguentc) c guardanni da ogni alto di carnale dilello. E noBlro Signore ne me dia lu gra/.ia ; c se caso inlervenisse chc io vi cadcssi, per non avcdermcnc o per non ricordarnicne, subito il di 8egnt;nte io sia lenulo a dare a' povcri di Dio soldi vcnli pcr ogni volln, e diro X.\ volte il l'aternoster e Aveuiaria. » (Goho Uati, // lihro i?crelo, Bologne, 1869.)

Page 1