Divento or di miglior condizïone
Si come l'oro al fuoco è più perfetto. »
(S. R., II, p. 137.)
emportent de beaux présents pour le petit Jésus, qui six pommes, qui trois fromages ; et Joseph leur dit : « Je vous remercie autant que je peux d'avoir apporté autant de fromages ; mais il eut suffi d'en apporter deux seulement ; l'autre vous l'eussiez gardé pour vous'. » Voilà comment on parle, comment on agit, quand on a de la religion et de l'usage.
Les uns et les autres chantent des laudes; les uns et les autres entonnent des Te Detmi; les prêtres en surplis administrent le Saint-Sacrement ; les prédicateurs, qui s'appellent Jésus, Timothée, Origène, montent en chaire et prononcent des sermons aussi véritables, aussi profitables que ceux entendus sur la place ; des cantiques s'envolent, des prières s'élancent, des fumées d'ostensoir s'élèvent. On croirait assister aux saints offices; on y assiste.
En même temps on s'y instruit; car les choses vous sont expliquées. Gomment, par exemple, admettre la Trinité une et triple tout à la fois ? Saint Sylvestre le démontre en faisant trois plis à son manteau 2. Ou Ijien, pourquoi est-ce que Dieu a ressuscité Jésus le troisième jour et non déjà le second jour? Parce que, dévoile San Rossore, si Dieu avait ressuscité Jésus le deuxième jour, les Juifs n'auraient pas cru au miracle et auraient dit que Jésus n'était qu'endormi. A ceux qui sont délicats, fréquentent dans les livres et récusent les écritures des très grands prophètes, le prêtre de Santa-Apollonia, aussi docte que Messer Marsile, cite, en faveur du Christ, Orphée, Hésiode, Antisthènes, Chrysippe, Zenon, Anaximène, Arleante, Cicéron, Arislote, Platon, Pythagore. « En Dieu règne bonté
1. « lo vi ringrazio quanto posso piue Di lanto cacio ch'avete arrecato :
Hastuva 80I0 arrecarcene due, L'altro per voi avessi riscrbato. »
(S. II., I, p. liin.)
2. « Che tre personne sic un Dio solo c dcgno Trc picghe in un sol panno ne dan uegno. »
sans aucun vice, selon le témoignage de Platon^ », dit Santa-Barbara. « Déjà ces choses, dit Santa-Margherita, Socrate les avait entendues, et Platon, et Aristote d'esprit élevé'. » Il sied d'être juste, doux, miséricord, de faire l'aumône, d'assister les malades, de visiter les prisonniers ; ces vertus trouvent leur récompense, comme on peut le voir de ce que l'ange disait à Tobie. Il lui dit:
Quand tu priais Dieu avec des larmes,
Je portais tes larmes devant la face de Dieu :
Tant daumônes que tu as données pour rameur de Dieu,
Que tu as données d'une affection pure,
Les malades, les prisonniers que tu as visités,
Les morts que tu as ensevelis avec amour,
Voilà les raisons pour lesquelles je suis venu
T'aider toi et ton enfant-^.
On recueille de tendres paroles, de pieux enseignements, de fortes et héroïques résolutions.
« Crois-tu vraiment en un seul Dieu, seul et trois, comme tu l'as dit? — Je crois. — Et en Jésus-Christ, vrai Fils du Père éternel et de Marie? — Je crois. — Qui fut conçu d'elle et naquit d'elle sans douleur et par vertu divine? — Je crois. — Qui fut crucifié, qui est mort, qui est ressuscité? — Tout mon cœur croit et se fortifie dans la foi^. »
1. « In Dio re^na bontà senza alcun vizio, Seconde il testitnonio di Platone. »
2. « Già intesse çjuesto Socrate e Platone E Aristotile d'ingegno elevato. »
(S. R., II, p. 131.)
3. « Quando al Signore con lagrime oravi, lo le portavo innanzi al siio cospetto : Le limosine tante che tu davl
Per amor del Signer con puro atfetto, Gli infermi e jncarcerati visitavi E sepellivi e morti con diletto, Sono stato cagion ch'io son venuto A dare a te e al tuo figliuol aiuto. »