Qimnd' l|i()lilii ride onestii c pura
E'pir cho si spalniiclii cl puradiso.
(ïli anKioli, al canlo stio, snnza dimoro, Scendun tutti del cielo a coro u coro. »
LA RI:NAISSANCE a FLORENCE 309
enloiulra des nouvelles -», et il lui dit qu'elle veut le faire mourir :
Si lu me vois avec mes yeux fermés Par Amour qui vers la mort m'aiguillonne, Toute chagrine en tes confus pensers Diras : « Pour moi son âme l'abandonne ! » Et si quelqu'un accuse ton péché, 11 n'en sera point qui te le pardonne, Et lu iras pleurer sur chaque bord, En regreltanl Ion péché et ma mort ' .
Le résultat le plus charmant de ce retour au peuple, de cette prise de contact avec la nature et avec la terre, est la résurrection de la ballata, qui était née au plein air de la campagne toscane, qui avait été maniée par les vieux poètes du doux style, qui s'était appauvrie dans les mains des bourgeois contemporains : Laurent de Médicis et Politien lui donnent une nouvelle vie.
Les ballate de Laurent, musiciuées par Squarcialupi, tour à tour malicieuses, voluptueuses, dissolues, sont de petites choses à Heur d'àme et à Heur de peau : cris de victoire, cris de colère, piques d'amoureux, courtes imprécations, regrets de vieille, badinages galants, et surtout exhortations à la danse, à la joie, à la fête, à cueillir l'heure brève, à ne pas laisser s'enfuir le moment: « Ce n'est pas une honte d'aimer — Celui qui brigue de servir », ou encore : « Il faut vivre et mourir allègre — Pendant que nous sommes en jeunesse' », ou encore : « Oh ! que de choses la jeunesse méprise ! —
1. « Quando lu lui vedrai questi occhi chiusi Da amore ch'a tult'ora al fin ini sprona, Tutta atlannata da pensiei- confusi
Dirai : — Per me questa aima s"al)bandona ; — E, se arai chi'l tuo peccalu accusi, Nessuno troverai che tel perdona :
Cosi andrai piangeudo in oyui lato Dolente di me'morte e tuo peccato. >