Allegro si vuoi vivere e morire
Montre che in giovinezza abbiamo a stare. » {Poésie di Lorenzo de' Medici, p. 298.)
Oh! combien belles sont les fleurs au printemps! — Mais quand paraît la vieillesse inutile — Et qu'on n'espère plus rien que le malheur, — Celui qui se consume et qui attend l'instant — Connaît le jour perdu quand c'est déjà le soir *. »
Les ballate de Politien, toute grâce et toute sève, échappent aux classifications ; elles se prêtent à tous les genres, s'ajustent à toutes les voix. Il y a la ballata du curé : un voleur a soustrait au curé son petit cochon et est allé raconter au curé son larcin à confesse, de telle sorte que le curé soufîre d'un mal qu'il ne peut avaler: « Femmes, femmes, point ne savez — Que j'ai le mal qu'eut le curé^ ». Il y a la ballata du calendimaggio : « Soit bienvenu le mai — Et son enseigne fleurie — Bienvenu le printemps — Qui veut que l'homme s'éprenne. — Et soyez bienvenues, vous donzelles, qui par bandes — Avec vos amoureux, — De roses et de fleurs, — Vous faites belles en mai '^. » Il y a la ballata de la vieille femme : « Une vieille me courtise, — Flasque et sèche jusqu'à l'os — Son échine n'a pas de viande — Pour ôter la faim à un petit ver'*. » Il y a celle qui commence : « Qui ne sait comment est fait le paradis, — Qu'il regarde aux yeux mon Hyppolite fixement ^ » ; et il y a celle qui commence : « Je suis, dame, un cochonnet
!. « 0 quante cose in gioventù si sprezza!
Quanto son belli i fiori in primavera!
Ma quando vien la disutil vecchiezza E che altro che mal piii non si spera, Conosce il perso di quando è già sera Quel che'l tempo aspettando pur si strugge. »
{Ib., p. 397.)
2. « Donne mie, voi non sapete Ch'i'ho el mal ch'avea quel prête. »
(PouTiBN, éd. Carducci, p. 301.)