A P. JANNET
( L'Éëilear ém VéËé^mnim c BIMUiliè^M «iMviricwM »)•
. . . Travailleur infatigable, il (M. de Reiffenberg) a consacré ittres jusqu'à sa dernière heure. 11 a succombé en corrigeant les ves d'une pièce de vers, et ces vers sont une preuve de la noble ation avec laquelle il voyait approcher la mort. Pour nous, perllement, ils sont autre chose encore : ils sont une marque de un témoignage de l'intérêt que portait M. de Reiffenberg aux gens qui, même de loin, cherchaient à le suivre dans la carbibliographique. Les vers sont adressés à M. Haensel, dont le ûguré quelquefois dans ce recueil. Nous les reproduisons, et ine ne se méprendra sur le sentiment qui nous porte à ^pr
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Réparatioo à M. Haensel, qui rigM la Journal de rÀwuUeur de tivrêt, el que ïm cru un être fanlastique.
Mon cher monsieur Haensel, agréez mes excuses ;
Un démon, qui ma prend bien souvent dans ses rases.
Me fit croire un beau jour que vous n'eustiez pas.
Être que dédaigna la vie et le trépas.
Il ne faut pas pourtant que cela vous irrite ,
Des sceptiques out^ n'ont- ila pas fait un mythe
I>e cet homme puissant qui ne noua a laissé
Qu'un successeur 1
Ce colosse détruit, s'il fallait les on croire,
M. Leverrier seul on connaîtrait l'histoire.
Et, juché dans les airs, son astrolabe en maiu,
Retrouverait Saiut-Cloud, Wagram et le Kremlin.
Je ne vous compte point au nombre des étoiles.
Quoique, des sombres nuits en déchirant les voiles.
Des lettres vous puissiez ramener la clarté,
Et leur rendre leur but avec leur dignité.
Vous n'êtes pas non plus parmi les pseudonymes,
Des caprices d'auteurs déplorables victimes.
Quand on écrit si bien, quand le trait est si vif,
Au fond d'un monde abstrait l'on n'est jamais captif.
La réalité bat sous votre phrase heureuse,
Tour à tour enjouée et grave et sérieuse.
Et puis ce dévoûment pour la sainte amitié
De notre ami Jannet, identique moitié I
Cet accord de pensers, cette douce harmonie
Démontre à tous les yeux que l'on vous calomnie ;
Lorsque Ton sent si bien, quand le cœur et l'esprit
Chacun de son devoir est nettement instruit.
Serait-on, par hasard, un être chimérique,
Une création futile et fantastique ?
Non, vous êtes vivant, très vivant, et le mort
Est peut^re celui qui confesse son tort.
De R.
Pour faire mieux comprendre ces vers, nous croyons devoir expliquer dans quelle circonstance ils ont été écrits. Dans le Bulleiin du Bibliophile belge, numéro de janvier 1850, M. de Reiffenberg avait dit, dans des termes beaucoup trop flatteurs pour nous, que le nom de H. Haensel était un pseudonyme qui cachait notre véritable nom. Cela nous fourftit l'occasion d'écrire à M. de Reiffenberg, et nous lui disions : a Maintenant, H. Haensel n'osera plus écrire; H. Haensel » est un homme mort... » C'est à cette dernière phrase que M. de Reiffenberg fait allusion. « Le mort, dit-il à M. Haensel, ce n'est pas
}fQmt t'm moL.. > Ei ce mot, fatalanent vrai, ttle dit da no derîer souffle 1 P. iimn.
(Bitreit du JomnuU de VAmaimr de livr$ë. Paris, 1880^ tone m, p. 119-190.)