‹ Le QuérardChapitre 39 sur 166 · C. Grimal, avocat · texte numérisé non relu

C. Grimal, avocat

P. S. — J'ai reçu ce matin le dernier numéro de votre journal. Je vous en remercie; car j'ai été profondément sensible à votre atteation délicate. Monsieur Quérard pourrait-il aussi, si je ne craignais d'abuser de sa bonté, me donner quelques renseignements bibliographiques sur Matfre ou Maffre Ermengaud, troubadour biterrois dn XllI* siècle. Son Bréviaire d'amour n'existe-t-il qu'en manuscrit? Lille, Sa mai 1856.

(Copie de l'autographe, avec tous ses accidents.)

Mille fois merci pour la belle et gentille petite visite que vous m'avez envoyée. — Votre petit ange blond a été charmant, il m'a bien embrasée ; il a sauté, dansé, lu ses letire$. Il m'a raconté les privilèges qu'il gagnait à l'école ; enfin, il est impossible de voir m cher petit enfant mieux élevé et mieux doué du bon Dieu. — Je fais mon sincère compliment à M"*' R..., et j'aurais bien voulu lui garder son trésor. En vérité, un beau petit être comme celui-là égayerait jusqu'à la tristesse d'une prison. Il m'a montré, avec une fierté qui m'a bien amusée, si^ Bottes à talons. Et nous sommes convenus tous deux que je lui broderais un fichu pour le premier de l'an. — Veuillez l'embrasser de ma part, et lui dire de ne pas oublier sa vieille amie de la tour.

Je vous envoie un almanach^ et un numéro de journal qui pourra

vous intéresser — vous et mon autre ami, M {le nom est

effacé) (1); soyez heureux, le souvenir de Marie Capelle priera Dieu pour vous.

(1) L'initiale M, qu*on lisait encore sur cette lettre, semble désigner le docteur Manceau, de T Aisne, qui a publié on opuscule intitulé : Qmlqmi Vérités nouvelles sur le ffroeès Lafarge, par un pauvre villageois ; arec on fac-simile de Bayen. Toulouse, de l'impr. de Jean-Math. Douladtmre» nov.

Grand merci de vos détails.

Parlez de moi à ceux qui s*intéressenl à mon malheur, el, parmi vos amis, faites aimer mon innocence.

Dieu vous le rendra, et je ne l'oublierai pas.

Signé : M. C...

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