BT LES HISTORIENS ÉTRANGERS DE LA FRANCE
1067. AimuAimi db l'bnsbignkiibnt moybn pour 1856, présenté à M. le ihînistre de l'intérieur; par Fréd. H. [Frédéric Henneberfi. VIII* année. Biuxellee, M. Hayez, 1S56, pet. in-18 de 158 pages.
Aux renseignements administratifs M. F. Hennebert en joint toujouis d'autres moins secs qui se rattachent directement à son sujet. Ainsi, dans l'Annuaire de cette année, Ton trouve, pp. 116 à 135 : \^ un Nécrologe des lohctionnaires de renseignement moyen (8 personnes) ; 2* des Notices biographiques (sur Edouard Morfaange et Philippe Lesbroussart ) ; 3» un Annuaire Inbiiographique de 1855, c'est-à-dire la nomenclature, par ordre alpbabéot^ue, des professeurs qui ont publié des ouvrages dans le cours de cette année, avec l'indication très exacte des ouvrages et articles de recueils qu'ils ont produits.
1068. Description physique, chimique et médicale des eaux alcalines iodurées et hydro-sulfurées de Krankonheil, près de Tôlz, dans la haute Bavière ; par le D' Gustave Hôfler^ médecin du tribunal provincial royal et des eaux, etc. Fribourg en Brisgau, Herder (et Paris, Franck), 1856, in^ de ii6 pages, 1 fr. 50 c.
Lltléralare.
1069. Chants sacrés pour la Semaine sainte, le jour des Morts et la fête de Noël; par P.-il. Vieillard (bibliothécaire du Sénat), membre de diverses Sociétés académiques. Paris, Lcdoyen, 1856, in-8 de 15 pag.
1070. Dialogue ob Thoinbttb et o^Ali/on, pièce inédite en patois lorr.:in du dix-seplicmo s\èc\e : v>^»^V\^ çX %tvt\qV^^ ^^ ^, WV^rt d« (a Fize-
Hère. Paris, impr. par Simon Raçon et G* (J. TecbeDer)« 1856, in*18 do 32 pages, 5 fr.
Opuscule tiré à 65 exemplaires sur papier vergé (numérotés à la presse) et dix sur papier de Chine.
Les amateurs de productions en patois s'empresseront de se procurer cet opuscule, élégamment imprimé sur papier vergé.
Le Dialogue de Thoinette et fTAlizan est une plaisanterie du même caraclère et de la même famille que les Caquets de Vaccouchée^ VEvangile des quenouUles, dans la vieille littérature française, et certaines Scènes popu^ îaires d'Henri Monnier dans la littérature moderne.
1071. Épines bt flbitbs, recueil poétique ; par M">« J. Hussard, auteur du « Célibat». Genève, 1856, in-18, 3 fr. 50 c.
Voyez sur ce volume la < Revue critique de livres nouveaux», juillet 1856, pp. 198-200.
1072. Fables nodvellbs; par le chevalier de Ch&tdcm, traducteur de Gay, deChaucer (1), etc., etc. Deuxième édition. Londres, Wittaker and C», et Paris, Franck, rue Richelieu, n» 67, 1856, in-18 de vij et 230 pag., y compris 10 pag. de catalogue , avec lettres ornées, culs-de-lampes^ etc. , 4fr.
Le titre de ce volume, imprimé dans le genre des éditions elzeviriennes, genre que l'intelligent P. Jannet a mis à la mode, ne dit pas tout ce qu'il renferme, et nous allons y suppléer. On y trouve cinquante fables, cinq fables-légendes, trois poèmes dont voici les titres : la Partie d'échecs du Diable, légende artésienne, — Deux VicUÀres : Nankin, Caboul, — • et la Bienfaisance; puis viennent des Pensées du cœur, et des Poésies diverses, au nombre de treize pièces. Les fables de M. Châtelain en valent bien d'autres, et pourtant il n'a pas la prétention, comme l'a eu l'un de nos plus grands poètes (dans le « Conseiller du Peuple »), d'être plus moral que maître Jean, et de parler mieux au cœur des en&nts que l'immortel fabuliste. Dans une pièce de vers intitulée < le Vent, la Pluie, la Gelée, le Palais et l'Intendant *, qui sert d'introduction à son recueil, M. Châtelain reconnaît que
Jadis des écrivains fameux, Gay. Lafontainc. Amauld. Florian, Andrieux,
De la morale élevant l'édifice.
Impitoyablement ont démasqué le vice,
Et Terreur au front nébuleux.
De leurs vers élégants, dictés par le génie. Nous savourons encore la suave harmonie ;
Et disons-le. plus d'un sot corrigé S'il ne los eût pas lus. n'aurait jamais changé.
Du reste, les fables de M. Ch&telain, dont une grande partie a été composée en France et imprimée dans des recueils français, ne sont pas destinées à la jeunesse , mais aux grands enfants, qui trouveront du charme à les lire. Parmi les poésies diverses de ce volume, nous avons trouvé la pièce suivante, que nous nous faisons un plaisir de reproduire ici.