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tion, les deux autres sont morts francs-maçons et
ennemis jurés du catholicisme,
Prions beaucoup pour la conversion des habitants de l'Afrique. Hélas ! combien de missionnaires v laisseront leurs os, avant que cette conversion soit opérée ! Le récit des faits de notre mission étant de nature à intéresser mes compatriotes, j'ai résolu de les tenir au courant de ce qui s’y pass leur donnant des détails sur les mœurs et coutumes des différentes tribus avec lesquelles je suis jour-nellement en rapport, et sur leurs traditions plus au moins extravagantes. Je pourrais aussi faire une histoire de l'esclavage en ce pays barbare. J'ai pensé qu'en publiant ces lettres dans un journal de Québec, ce serait un excellent moyen d'avoir le chemin du cœur et de la bourse de quelques personnes charitables, qui se feraient des trésors de mérites, en donnant ainsi à notre pauvre mission les moyens de racheter quelques esclaves, et de faire venir de nouveaux ouvriers pour travailler à la vigne du Seigneur. (1) J'ai un confrère autrichien
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1 La Propagation de la Foi à Québec envoya par mon entremisedes sommes assez importantes pour les missions de l'Afrique Centrale, (L'auteur.)
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qui, sans être un écrivain brillant, fait publier une relation dans son pays, et reçoit des somimes considérables pour se maintenir lui et un bon nombre de noirs qu’il a rachetés. IT espère, l'année pro-
chaine, pouvoir bâtir une chapelle.
A. BOUCHARD, prètre, Missionnaire-Apostolique.
Voici maintenant la belle lettre que le Père Bouchard adressa à Mur l’archevèque de Québec, quel-
unes mois après, le 8 septembre 1850.
Monseigneur,
Le zèle de Votre Grandeur pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, l'intérêt que vous portez aux missions et surtout le souvenir bien précieux de vos bontés pour moi, semblent excuser la liberté une Je prends de venir vous déranger dans vos noni-
“euses occupations. Bien des fois, j'ai pris la résolation de vous écrire, mais J'ai toujours été retenu par la crainte d'être importun. Il est probable que je garderais encore le silence, si je n'avais à entretenir Votre Grandeur d'un sujet plus intéressant que ma pauvre personne : je veux dire de la mis-
sion de l'Afrique Centrale à lacuelle vous portez
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