LE BR. P. BOUCHARD
abondante dans l’intérieur. Espérons que Dieu se laissera toucher par les efforts et les sacrifices des missionnaires, et par les prières que l’on fera pour
eux, et quil aura pitié de la malheureuse Afrique :
La mission est bien difficile et les croix ne font pas défaut, mais il y a aussi de bien douces consolations. Pour ma part, je suis heureux et je ne vois pas au monde nne position plus belle que la mienne. Ce serait une exagération de dire que nous avons tout à souhait et que nous ne souffrons pas un peu, et même beaucoup quelquefois ; mais le bonheur de travailler pour Dieu et pour le salut des âmes fait, sinon oublier les souffrances, du moins les endurer courageusement. La chaleur est grande sans doute, mais elle n’énerve pas commeles chaleurs du Canada : elle n'ôte pas l'appétit ; malheureusement elle n'apporte pas les provisions, ce qui la ferait trouver si annable ! Ici à Khartoum, comme je l'ai déjà dit à Votre Grandeur, il y a peu à faire parmi les adultes : inais nous donnons nes soins aux enfants et nous les baptisons lorsqu'ils sont en danger de mort. Pour ma part, j'en ai déjà envoyé quelques-uns aa ciel.
Le jour de l’Assomption, j'ai aussi baptisé une pau-
vre esclave qui est morte une heure après. Nous
gr mm
ROPARLSEECTET
avons quelquefois des cas bien extraordinaires et