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1 L'archevêque de Québec lui signa son exeat le 16 décembre 1875. Ce fut une maladie grave qui obligea le P, Bouchard, en 1877, à quitter Mill-Hill, pour Vérone, et d’après unelettre qu'il écrivait à son père et que nous avons sous les yeux, il crut mourir en arrivant dans cette dernière ville. C’est là qu’il rencontra pour la première fois Mgr Comboni qui l’engagea à se consacrer aux missions africaines.
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épreuves lui avaient donné une expérience assez rare chez un homme de son âge.
Voici la lettre qu’il écrivait, quelques jours avant son ordination, à M. Eustache Lebel, son oncle, qu’il
à toujours aimé comine l’un de ses plus fidèles amis :
Vérone, Italie, 28 juin 1878.
Mon cher Eustache,
Ne sois pas mécontent si j'ai tant tardé à répondre à ta bonne lettre, mais j'ai à t'apprendre au: jourd'hui une nouvelle qui te sera agréable, je l'espère, et qui me fera pardonner ma négligence à t'écrire plus tôt. Je te dirai donc que le 6 du mois d'avril, j'ai été ordonné sous-diacre, et le 15 du présent mois, diacre, par Son Eminence le Cardinal de Canossa. Si j'étais resté au Canada, je n'aurais jamais eu l'honneur d’être ordonné par un Cardinal ! Deux fois déjà, j'ai eu le bonheur d'exposer le Très Saint-Sacrement et bientôt il me sera donné de monter au saint autel pour offrir la sainte Victime.
C'est à peine si je puis croire à tant de bonheur, et
je ne sais comment témoigner ma reconnaissance au
7 bon Dieu ; aide-noi, mon cher ami, à l'en remercier,
Arrêtons-nous un peu à considérer combien il a été prodigue de miséricorde et de grâce en faveur du plus misérable des hommes. Tu sais à combien de dangers J'ai été exposé, moi, pauvre orphelin, livré à ma propre volonté, au milieu äe dangers dont le récit te ferait trembler. Combien de jeunes gens bien meilleurs que moi n'ai-je pas vus tomber misérablement et pour ne plus se relever ! Pourquoi
n'ai-je pas eu le même sort ?
—Mystère de la miséricorde du bon Dieu ! Ah!
sans doute ma tendre mère a veillé sur moi du haut du ciel et, par ses puissantes prières, elle m'a obtenu plus que je n'aurais Jamais osé demander, Encore une fois, mon cher Eustache, aide-moi à remercier le bon Dieu, et demande-lui qu'il me fasse la grâce
de faire quelque chose pour sa gloire, que je puisse
sauver quelques âmes, et qu’un jour j'aie le bonheur
de donner ma vie pour sa sainte religion.
Sans doute, je n'aurai pus le bonheur et la gloire du martyre ; je suis trop indigne d'une telle faveur ; mais j'aurai, je l'espère, le bonheur de me consumer sous le brûlant soleil de l'Afrique Centrale. Nous
ne nous reverrons plus en ce monde, mon cher
bien il a été n faveur du , combien de phelin, livré gers dont le jeunes gens omber misé-
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Dieu ! Ah!
moi du haut le m'a obteler, Encore à remercier sse la grâce ue je puisse : le bonheur
et la gloire Île faveur ; e consumer ale. Nous
mon cher