LE
terigue Ni-
fois
des bateliers : “Nous nous divisons, dit-il, par escouades pour faire connaissance avec ces fameux rapides du Nil, et en quatre jours douvrage, nous
franchissions la première cataracte.
“ Si vous aviez vu nos canadiens, vous en auriez été réellement orgueilleux ; les officiers en charge en sont ébahis... A l'heure où je vous écris, toutes les chaloupes qui étaient rendues à Assouan sont montées, et je suis certain qu’il y en a plusieurs qui sont déjà rendues à Dongola. Le colonel Butler qui se trouvé commandant de notre campement, disait hier que c'était extraordinaire de voir la rapidité
avec laquelle marche l'expédition depuis que les
canadiens sont arrivés ;°et nous sommes d'autant
| # plus surpris de ce compliment, que nous trouvons
que l'ouvrage ne nous a pas forcés. Il nous a seule-
ment procuré un délassement.” (16 novembre 1884.)
Je pourais citer bien des lettres que le R.:P. Bouchard: écrivit pendant l'expédition, soit à son venérable père, soit à M. P. Dubé, le curé de Sainte- Julie, et à d'autres encore, maïs il faut me limiter, ne pas répéter les mêmes choses et choisir les filons les plus riches de ‘cette mine précieuse. Je reçus
A: PÉSRE are É AI
pont Spa amant urtinteanennecenneprntienertres
donc de mon bon ami la lettre suivante, datée du Camp militaire de Gemai, Haute-Egypte, le 4 décembre 1884:
Mon cher Monsieur,
Il y a longtemps, je pense, que vous attendez une
lettre de inoi. Il me semble vous entendre dire : “ que fait donc le père Bouchard ? Il est plus fort pour parler que pour écrire !” Hélas ! je suis forcé de l'avouer ; mais que celui 4 st sans péché me jette la preinière pierre. Malgré tout, me voici à vous center mes impressions de voyags. J’espérais toujours pouvoir le faire convenablement ; c'est-à-dire qu'un jour ou l'autre j'aurais autre chose que mes talons pour siège, et pour table une boîte ayant plus de six pouces de hauteur ; mais vain espoir ! je m'aperçois que je n'aurai rien de ces vanités pendant l'expédition, et je viens vous entretenir quelques instants à la buona, comme disent les Italiens. Si vous me demandez en Arabe : “Zaïac ? Kef-aalac ? Antatayeb ?” je vous répondrai : “ El Amdel Allah ” ce qui veut dire, comme vous vous en rappelez sans doute : “ Comment allez-vous ? comment vont vos affaires ? Etes-vous content ?”
Et je vous réponds : “ très-bien, Dieu merci. ”
tée du > 4 dé-
dez une e dlire :
st plus je suis
ans péout, ne voyage.
lement ; s autre ble une ir ; mais n de ces sentre- » disent “Zaïac ?
« El
us vous Z-VCOUS !
ntent ?
Oui, je me porte très-bien, malgré l'énorme dif-
férence qu'il y a entre la vie de camp et celle que ne faisaient les messieurs de l'Archevèché et les charitables curés du Canada. Au souvenir de la cuisine canadienne, je me prends à mépriser les oignons d'Egxypte et le biscuit sec du gouvernement Britannique ; mais vous comprenez que c'est à un détail dont je m'occune assez peu et qui ne mérite pas l'attention d'un chapelain militaire ! Voici en peu de mots quelles ont été mes aventures depuis mon départ du Caire, qui a eu lieu le 17 octobre. Après avoir dit adieu à Mgr Sogaro, à mes confrères missionnaires et à mes chers orphelins, je pris le chenin de fer pour rejoindre au plus tôt les canadiens
qui devaient être déjà loin.
Le trajet dura toute la journée ; je mangeai de la poussière beaucoup plus que ma ration et je n’arrivai qu'à 10 heures du soir à Assiout, où il me fallut quitter le train pour la bonne raison qu'il n'allait pas plus loin. De suite je vis le commandant du camp, qui me donna l'ordre de continuer mon voyage. Je louai un âne, je plaçai dessus mon bagage et ma personne, et ainsi les uns sur les autres, nous fîmes
138 NOTICE BIOGRAPHIQYE
be ES
environ deux milles pour me rendre au bateau à vapeur qui partait à minuit pour Assouan. Comme ces bateaux sont très petits et qu'il y avait plusieurs officiers, il fallut se mettre deux par cabine. Or il est bon de savoir que ces cabines sont à peu près grandes comme un four. Enfin, tant bien que mal, me voilà installé dans ce four avec un officier anglais, un brave et digne hon.me qui sait se faire tout à tous. Quand je dis qu? les cabines ressemblent à des fours, j'entends aussi dire qu’elles sont chaudes
comme des fours au moment d'y mettre le pain.
Après avoir soupé par cœur, je me couche ; quelques instants après, mon officier en fait autant ct nous finissons par nous endormir malgré une chaleur étouffante. Nous avions laissé ouvert un tout petit carreau de dix pouces environ ; c'est tout ce qu'il v avait d'ouverture pour éclairer et changer lair. Nous n'avions pas remarqué que le bateau était trop chargé et notre feiêtre était à leur d'eau. Or, pendant que nous dormions, voilà que le bateau se mit à pencher de notre côté, et je vous prie de croire que l’eau ne se faisait pas prier pour entrer, Ellé ne mit pas grand temps à parvenir jusqu'à moi. linaginez
un peu le plaisir de se réveiller à moitié noyé! de
ie en»:
de fe pas “3
ne
eau à mme sieurs Or il 1 près » mal, Tr anfaire 1blent audes
in.
quelnt ct aleur petit u'il y l'air.
trop penie mit e que e mit
ginez
nn En
me mets à crier à tuc-tête; mon compagnon se ré-
veille :
nous allons nous noyer, lui dis-je. Mais je i'aperçois tout à coup que c'est de la fenêtre que vient le danger et je le dis à l'officier anglais qui me répond,en se tournant pour se rendorsmir: fermez le carreau; c'est ce à quoi j'avais déjà pensé et je crois qu'il n’y avait rien de mieux à faire dans la circonstance ! mais ce n'était pas tout, car il fallut réparer ensuite les dommages causés par l’inondation: nos malles avaient été envahies par l’eau, et j'eus à remercier le ciel de ne pas avoir eu ma chapelle avec moi, dans la cabine, car elle aurait été
bien endommagée.
Après cinq jours de voyage dans ce miséruble navire égyptien, j'arrivai à Assouan ; le commandant du poste me remit l'ordre de partir de suite pour Shellal, trois milles plus loin. On'y va en chemin de fer. A Shellal, le commandant me dit que j'avais trois jours de repos avant de quitter pour Wadi- Halfa. Cette nouvelle me réjouit le cœur ct jallai de suite me mettre à l'ombre pour jouir encore davantage. J'étais là depuis dix minutes, à causer avec des chrétiens qui m avaient reconnu pour prêtre, lorsque j'entends crier et demander en anglais si
D on SE ho on am tr
PT TENNIS CPRSMEES
M RARE Tv