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Je puis te dire sans fausse humilité, que les Pères du Saint-Sacrement m'ont vu partir avec regret ; de mon côté je garderai toute ma vie un bon souvenir et une sincère amitié pour £es saints relivieux, qui m'ont appris à aimer davantage le Dieu
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Le 8 février 1893, le cardinal Taschereau écri-
vait à Mgr Bégin, qui se trouvait alors à Rome :
“ M. À. Bouchard est obligé de quitter l’ordre religieux à cause de sa santé. Il va revenir au Ca-
nada, au mois de mars. C’est un excellent sujet qui
pourra rendre des services si sa santé se rétablit. Il
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demeure 6, rue Saint-Roch, à Paris. ”
A son passage à Paris, Mgr Bégin qui avait pour
compagnons de voyage Mgr Gagnon et MM. les
abbés Raymond et René Casgrain, eut souvent l'oc-
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casion de voir le Père Bouchard, soit à son hôtel, soit chez la comtesse de Villeneuve, et quand il partit, il l’emmena avec lui à Québec, où le prélat fut de retour le 7 mars 1893.
La mort de M. Gingras, curé de Saint-Gervais, arrivée le 15 du même mois, avait occasionné la nomination à ce poste important, de M. Charles Richard, curé de Notre-Dame de la Garde. Cette dernière paroisse échut au Père Bouchard, qui fut on ne peut plus heureux de l’accepter, et qui en prit possession le 13 avril suivant.