‹ Le R.P. Bouchard, missionnaire apostolique [microforme]Chapitre 60 sur 68 · LETTRE DU 30 JUILLET · texte numérisé non relu

LETTRE DU 30 JUILLET

J'ai reçu votre lettre, il y à déjà plusieurs jours, mais il m'a été impossible d'y répondre. Pendant six semaines, je n'ai guère laissé le lit, écrasé par la fièvre et d’autres maladies, je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Le médecin m'a ordonné de quitter le Carénage Pour toute la saison des pluies, qui ne finit qu’à la fin de novembre et quelquefois en décembre. Aussitôt qu'il à été possible de quitter mon grabat, je me suis transporté à Port-

d'Espagne ct j'y suis depuis une dizaine de Jours.

J'avais remis ma cure à Monseigneur, mais il n'entend pas de cette orcille-là. Je reste donc curé du Carénage et autres lieux. Le dimanche, quand j'en serai capable, j'irai faire les offices, et les ma-

lades auront l'obligeance de m'attendre ou de par--

tir sans moi... Je ne prends pas de mieux ; au con-

traire, je me sens plus faible d'un jour à l'autre, et cest avec beaucoup de peine que je puis dire la messe une ou deux fois par semaine. Je m'attends au départ pour le grand voyage et je suis résigné à tout.

J'attends la relique de sainte Anne. Dimanche dernier, je me suis traîné à Tetron-Bay et nous y avons célébré solennellement la fête de cette grande

sainte, Elle m'a évidemment soutenu tout le temps :

J'ai pu chanter la messe, prêcher, faire la procession

et donner la bénédiction du Saint-Sacrement. A peine la cérémonie terminée, j'ai pris le lit, et ce n'est que deux jours après que j'ai pu revenir en ville, couché dans un canot. Que j'étais heureux de voir sainte Anne honorée non seulement par mes paroissiens, mais encore par un grand nombre d'étrangers venus de loin pour assister à cette belle fête Plusieurs m'ont dit avoir éprouvé la puissance et la bonté de la bonne sainte Anne du Ca-

nada.

Quand à moi je ne lui demande pas la santé; je fais tout en mon pouvoir pour la faire aimer et je la laisse à sa générosité pour ce qui regarde mes

l'autre, et is dire la m'attends

résigné à

Dimanche et nous y te grande le temps :

)rOCeSssion ient. À lit, et ce venir en ureux de par mes bre d’étte belle la puisdu Ca-

nté ; je ner et je rde mes

intérêts temporels. . , Je suis horriblement fatigué,

Priez pour moi, j'en ai grand besoin Pour supporter

la maladie qui ne me laisse aucun moment de répit...

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