A. DE PONTMARTIN
Son fils, héritier de son talent et de ses ver-
tus, rend compte au Père Félix des derniers instants de Fillustre défunt.
Les Angles, le 8 avril 1890.
c< Mon Révérend Père,
« Profondément ému . et reconnaissant de « votre lettre et des prières que vous voulez « bien faire pour le repos de l'âme de mon père, « je tiens à vous adresser un mot de remercie- « ment et de respect.
« Si loin que je remonte dans mes souve- « nirs, j'ai toujours entendu mon père parler « de son admiration pour vous, mais aussi de « son affection et de celle que vous voulez bien « lui rendre.
« J'étais donc assuré d'avance de la part que « vous prendriez à notre deuil et de l'hommage « que vous rendriez à cette chère mémoire.
« Les journaux vous ont donné quelques déc< tails sur cette mort si chrétienne : il n'y a « rien d'exagéré dans ces récits, notamment « dans celui de rc/7i2t5 ers.
« Mon père avait, depuis plusieurs mois, l'in-
c< tuition de sa fin prochaine et ne songeait « qu'à s'y préparer. Aussi les consolations re- « ligieuses ont-elles surabondé autour de son lit « de mort, et celte pensée est aujourd'hui la a seule qui nous soutienne dans un si grand « deuil.
<:< Yeuillez, mon Révérend Père, faire une G part, dans votre affection et vos prières, pour « les enfants de celui que vous daignâtes appec( 1er votre ami, et agréer l'expression de notre « dévouement et de notre respect.