Isambert, t. IV, p
2. V. Aubert. Le Parlement de Paris de Philippe le Bel à Charles V. Esmein. Histoire du Droit, p. 402 et son Cours.
LES FAITS Al
les présentations, car les voix des magistrats se portaient de préférence sur celui des candidats qui était patronné par le conseiller sortant, et, à plus forte raison, sur son fils-ou son parent. Ils s’assuraient ainsi la bienveillance de leurs confrères pour le jour où ils voudraient euxmêmes faire ratifier le choix de leur propre successeur. C’est ce qui expliquerait que les fils de conseillers ou de présidents obtenaient seuls, presque toujours, l'unanimité à l'élection.
Il semble que Particle 1° de l'édit de Montilz-les-Tours de 1446 (1) établisse le système des présentations en remplacement de celui des élections, supprimé par Charles VII, quand il ramena son Parlement à Paris. Non seulement ce prince, par des ordonnances de 1407 et de 1450, défend la résignation moyennant finances, sous peine de «privations desdits offices. etaussisur peine de perdre iceuls proufits et à nous être appliquez... » mais encore, il s'efforce de faire triompher et de maintenir la nomination par le roi. C’est ainsi que nous le voyons, tantôt nommer directement à lemploi vacant, tantôt peser sur les suffrages des membres du Parlement pour leur imposer son candidat préféré (2); d’autres fois, ne leur laisser le