Isambert, t. X, p. 323 ets
2, Esmein, loc. cut.
ou moins, selon les circonstances, selon Îles règnes. Mais elle a toujours été condamnée, toujours plus ou moins combattue et enrayée.
Dans la seconde moitié du xvi siècle, elle. va reprendre le dessus et se consolider.
Cette fois, c’est la Royauté qui va en prendre l'initiative. Louis XII met en vente les offices de finance, et justifie cette mesure en disant que c'est mettre & une taille à l’ambition des plus riches ». François I* pratique ouvertement la vénalité et au profit du trésor royal, et crée « le Bureau des Parties Casuelles, en l'an 1522, pour servir de boutique à cette nouvelle marchandise », explique Loyseau (1). Etpour justifier cette pratique, on invente la distinction théorique, bien connue, entre l'office et la finance. Malgrè qu’obtenu,moyennant le versementd’une somme d'argent, l'office n'est pas vénal, dit-on, car la finance, c'est-à-dire le prix, que lofficier acquitte au Trésor pour obtenir sa charge, n'est pas le prix d’une cession, mais un prêt (2).
Sans doute, en théorie, on pouvait distinguer entre la finance et le titre. La première constituait au profit de chacun des titulaires successifs de la charge, une créance contre le roi, un titre représentatif des deniers, originairement versés