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Revue du Notariat, 1891, page

330 TROISJÈME PARTIE

de plus en plus nombreux. Outre qu'ils portent atteinte aux droits des notaires, ils causent un préjudice énorme au public particulièrement dans les cämpagnes. Il n’est besoin pour s'en convaincre que de connaître leurs agissements. Aussi vaniteux qu'incapables, ils ne se font pas faute de dénigrer les notaires dont ils usurpent les fonctions. Et il n’est pas rare d'en trouver qui prennent la formule « Par devant nous expert patenté..… » ou encore, « Nous expert patenté avons été requis par... » Ensuite ils écrivent des conventions qui n’ont de conventions que le nom et qu’ils signent avec les parties en faisant apposer des croix par celles qui ne savent signer.

« Etune fois les signalures mises, ils affirment avec une importance sans égale qu’un notaire ne pourrait en faire autant.

« Insister est inutile, l'intérêt général réclame une répression très sévère des agents d'affaires. »

Nous lisons dans le rapport présenté par M. Gellé (4)5 la Chambre des députés : « M. Danguy, substitut du Procureur général à Rouen, bien placé pour apprécier les agents d'affaires si nombreux en Normandie, disait d'eux dans un récent discours de rentrée que la carrière des

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