‹ Le Rachat des Offices MinistérielsChapitre 9 sur 87 · LD · texte numérisé non relu

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permit cependant aux villes etautres corps de Les racheter dans une large mesure etainsi de rétablir l'élection. On abaissa même pour les villes la finance des offices. Maïs, l'opération s’analyse surtout dans une vaste et quelque peu impudente “opération fiscale de la part de la royauté. En effet, les divers changements, que nous venons d'indiquer, comportaient théoriquement le remboursement des charges supprimées. Mais il n'en allait pas facilement ainsi, si l’on en croit les plaintes du parlement de Provence qui, en 1774, s’exprimait ainsi : « Les diverses variaions qu'ont essuyées les offices municipaux «n’ont jamais été suivies d'aucune Hquidaton et Jamais la Provence n'a pu en poursuivre le remboursement, mème après leur suppression (1)». Ce qui n’empêcha pas qu’à la même date, les Etats de Languedoc faisaient un emprunt de 4 millions avec l'autorisation royale pour racheter la totalité des offices de leur circonscription, etceux de Bourgogne y consacraient un million.

On voit, par cet aperçu, l'importance qu'avait prise la vénalité dans l’ancien régime et les applicalons qu'elle avait reçues dans les manifestations les plus diverses de la vie politique, économique et administrative du pays. Outre celte importance, il convient de souligner que ce

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