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RÔLE OSSIFIANT DE LA MOELLE

comme issues de la transformation des cellules, cartilagineuses, celle qui les considère commepouvant au moins en certains cas, provenir des cellules ordinaires de la moelle, comptent aussi des partisans.

Quant aux cellules de la moelle proprement dites, leur apparition coïncide avec le début de l'ossification et accompagne la vascularisation du tissu cartilagineux ou conjonctif qui va être remplacé par du tissu osseux. L'opinion généralement admise est que les premiers éléments hémo-lymphatiques sont apportés par les vaisseaux. Mais on ne sait s'ils proviennent, comme les ostéoblastes, des éléments du tissu conjonclif qui ont pénétré dans l'os autour du vaisseau, ou s'ils sont issus de certains globules du sang qui quittent le vaisseau pour se fixer dans les espaces médullaires et y former des foyers de rénovation sanguine. Kassowitz et surtout Retterer pensent que les cellules cartilagineuses sont l'origine, non seulement des ostéoblastes, mais encore des myélocytes, des érythroblastes, et même des vaisseaux sanguins de la moelle ; on a opposé à cette manière de voir qu'elle ne s'applique pas à ce qui se passe dans l'ossification endo-conjonctive.

Nous devons dire ici que la tendance générale des anatomistes contemporains est de séparer les parties ossifiantes et les parties sanguifiantes de la moelle. Ziegler a particulièrement insisté sur ce point. Pour

la Moelle osseuse.

lui, le rôle ossifiant est dévolu aux cellules de la trame fibreuse de la moelle, laquelle se condense à Ja périphérie du canal médullaire des os longs pour former une sorte de périoste interne, pénètre dans les canaux de Havers et va par eux jusqu'au périoste où elle se confond avec la couche sous-périostique ; pour bien spécifier qu'il s'agit là d'un tissu spécial, il lui donne le nom A'endoste. L'endoste de Ziegler correspond à ce que d'autres appellent « moelle squelettiquc » ou « ostéopoiétique » ou encore « moelle de soutien ». 11 l'oppose aux amas de cellules hémolymphatiques qu'il renferme dans ses mailles ; à l'ensemble de ces cellules on donne le nom de moelle « lymphoïdc », ou « splénoïde », ou « hématopoiétique ». Il n'est pas douteux que ces tissus ne soient distincts anatomiquement ; mais, pour ne pas préjuger leur spécialisation fonctionnelle d'une manière aussi étroite, nous les désignerons sous les noms de moelle fibreuse et de moelle cellulaire.

Sans prendre parti dans le débat, on peut constater qu'au début de l'ossification, durant le vie] fœtale et les premiers temps de la vie extra-utérine, pendant cette période où aucun os n'a encore pris nettement la structure lamellaire, où tous les os sont spongieux, l'activité ossifiante et l'activité sanguifîante sont diffuses et n'occupent pas des parties bien distinctes de la moelle ; plus tard, il paraît s'opérer, au moins dans

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