Encycl^édic internationale de chirurgie
ÉTIOLOGIE ET l'ATIIOGÉME.
Ces fractures intra-utérines dues au rachitisme congénital peuvent se terminer par pseudarthrose, comme dans le rachitisme ordinaire 1 .
M. Peter, cité dans la Clinique de Trousseau, a vu un très beau cas de rachitisme congénital avec fractures multiples et formation de cals.
Le professeur Depaul, qui a fait une étude soigneuse de cette variété de rachitisme, dont il a colligé plus de 40 observations, n’hésite pas à la séparer du rachitisme extra-utérin 2 (flg. 1 et 2).
Ce rachitisme fœtal n'aurait pas le même point de départ que le rachitisme vrai : dans la maladie développée pendant la vie fœtale, tout s’explique par l'absence ou l’irrégularité du dépôt de la matière calcaire dans les os ; dans le véritable rachitisme, le processus morbide s’adresse à des os déjà en grande partie constitués, trouble leur développement, etc. Depaul avait en outre remarqué que le rachitisme fœtal s’observait surtout dans les grossesses gémellaires : la mère aurait pu faire les frais de la calcification d’un squelette, elle était impuissante à assurer la nutrition osseuse de deux enfants.
A ceux qui trouveraient les arguments de Depaul un peu subtils, je répondrai que la question n’a qu’un intérêt