‹ Le rachitismeChapitre 7 sur 56 · Traité des maladies des os. Paris · texte numérisé non relu

Traité des maladies des os. Paris

HISTORIQUE

que ceux des enfants du même âge, ce qui les rend plus cassants. Il signale les fractures incomplètes, les os étant trop mous pour souffrir une fracture complète. Il attribue les courbures de ces os ramollis à l’action musculaire; il a bien vu la disparition du canal médullaire au sommet des grandes courbures; il a noté les douleurs du début et les a attribuées à la distension du périoste. Il signale la disparition des courbures quand les malades guérissent. Ailleurs il dit que la surface de tous les os est criblée de trous comme s’ils avaient été attaqués par des liquides corrosifs, ou encroûtée d’une couche fine de matière osseuse friable.

On voit combien de détails intéressants avaient été relevés par Duverney.

En 1754 Buchner, dans sa thèse 1 , distingue deux formes ou deux degrés de la maladie : la première, Rachitis perfecta, s’annonce par l'intensité des déformations et l’impossibilité de la marche; la seconde, Rachitis imperfecla, est caractérisée seulement par les nouures des épiphyses, sans que la marche soit entravée. Cette distinction est très admissible en clinique.

Eri 1772, Levacher de la Feutrie 2 distingue le ramollissement des enfants de celui des adultes, c’est-à-dire le rachitisme de l’ostéomalacie, et préconise l’usage exclusif du lait dans la première enfance.

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