‹ Le radeau de la méduseChapitre 27 sur 32 · LES MORTS · texte numérisé non relu

LES MORTS

Il j a 4uek}Ufis anjoées, un de mas amis, revenant d'un vojage dans le nota de TSurope, m'apporta une.baUade danoise dont :1e, souwnir m'obsède depuis nûs j)namiûrs ^désastres. La Kroici, je cite de mémoire:

«—AMafie^oJu. jaune homme!»., .àf enoux! ^. jUus bas£iica«eI....Bîaa; nainâaaant, eoUe lonxu^ille à celle lerrefraioheiiientjremiiéa... Qu'eutends^u?..*

3 — i!antends ùoaama mi^smacâ gémieBeneiit.,* OB diia&t le jaaii9Biu»e Joiatain d'un weai d'ûmge k îTtLYêK r.épfiusae {attillé£u..*«u l'éternel soupir de la vague qui vient se briser contre les récâfisu.. «ou bien

le cri de détresse de myriades d'oiseaux de mer poursuivis par le vautour et Torfraie... ou bien encore le sifflement de la tempête le long des galeries d'un cloître désert. ••

y> — ' Non, jeune homme I Ce que tu entends, c'est la plainte des morts; — des morts de nos grandes guerres, enterrés à fleur de sol et recouverts de cette herbe funèbre. Si cette plainte insaisissable pouvait devenir une langue ; si cette langue articulait des paroles intelligibles; si ces paroles sortaient de dessous terre et circulaient parmi les vivants, une immense pitié s'emparerait de nos âmes. Jamais, non jamais, ni l'ambition des conquérants, ni l'orgueil des souverains, ni l'antipathie des races^ ni les rivalités nationales, ne parviendraient à renouveler ces luttes barbares. Les peuples diraient aux chefs d'armée et aux chefs d'empire : « Pourquoi » forcer à s'éçcrger ceux qui ne veulent pas se » haïr? Videz entre vous vos querelles; laissez-nous » les fleurs de nos prairies, les clochettes de nos » troupeaux, le sourire de nos fiancées et la fumée » de nos cabanes, »

LES MORTS 22d

Tandis que je me récite à moi-même cette mélan* colique ballade, je vois passer, comme dans unmau* vais rêve, sur un immense espace^ parsemé de ruines, peuplé de croix de bois noir, éclairé d'un sinistre reflet d'incendie, les figures jeunes ou vénérables, souriantes ou sévères, gracieuses ou tragiques, que la France regrette et que je ne reverrai plus.

Ce sont d'abord les victimes de la guerre ; ces fils de famille, au front pur, au regard limpide, comblés de tous les dons de la naissance et de la fortune. . . On leur disait : « Vous n'avez eu que la peine de naître ; » ils ont répondu: « Nous allons avoir l'honneur de mourir. »

Ils sont morts, en effet, morts en héros ou en martyrs, pour cette noble et malheureuse France que le spectre sanglant de la République essayait parfois de leur cacher ; morts, pendant que leurs provinces luttaient contre d'odieux parodistes de 93; tandis que leur ville natale devenait le fief et la proie des créatures de ce Gambetta, dont la dicta* ture jnsensée rendait d'avance inutiles tant de dévouements et de sacrifices*.. Morts, pendant que ces

281 LE KkhEMSO VB Là MÉDUSE

misérables proeonsuls du désordre, du saorïlëge et 4e l'aBapdiw^ fpnvnmaiwt le drapeau nxage, penéoutaieift les (piAMB, -pro&naieiit "tes élises, forçaient ces mois «aérés Ae « défense nationale » de sigolfier gaspillage, 4éprédaâon, friponnerie, fonrnlftores démoires, spéeuiiapiens scanSaleases, ignobles pot64e49iaB fnrékvés sur l'agonie de la fVanee. Encore «s'ils étaient jiwnPt s«daB8 ces ^souditions qai laissent k la witoite une chanoe, à la défaite une revanche, i ceux qui tombent l'espoir d'être vengés par ceux qai «nr^rivent? Mais non, avant d'arriver à cette lieure snprdme. Us avaicnt^ubi irop de misères pour garder quelque illusion «ar Fissue de ia campagne; rÂuprévoyanne, lUn^tie^ la né^îgenee de leurs diefe leur awent été plus meurtrières que les>obiis germm^pnB. Le froid, le4énùment,lafaim, les avaient décimés a^raistt T aartSlerie de ManteuM et^de Werder, Au 'moment de succomber, ils savaieM que leur tiâfte fratne 4S*ait condamnée à périr avec eux, et tous les désastres à venir se tradùisuent d»i6 leur %ne par ce nom fone^, nom de cfaarhitan ou éeibeuffen 4MSen, sonore comme le

£ES MOKTS 234

tocsin d'une -ànenle de Aéàtve, retentissafït eomme le tambour d'une f«ii«de, ivpageiir ooname on lorchestre da ohirque : GiandMlta^l...

OamlKttal... Nmxs avons 'im, dans ees ^terniers temps, «pielquBs^ui» xIb amb nantis «'énnewdir ^des nooQobreuses eandidatuves npn afiaiofit, disalt-en, lui Atre offertes^; novwau défi — vn centre noSIIe't — • famcé à la pudeur et i la nonsoi^ioe publiées'; récompense nationak deslanfeli feii«yis-à-vis démagogique aux vingtHsix léleetions de M. Tkiers. Nous étions bien tranquilles. Que le parti qui nous appelle parfî de Tétronger ^oidÛEl témoigner au citi^^i Gambetta sa reconaiiissancefonrte feçoB'vraiment nugistrale dostilB jaépnéiQ vègne de laiCommune en assurant letvieoqAiekâesiPnnsiens, rien de plus vraisemblable; mais il avait, lui, trop d'esprit pour s'exposer à rentrer en sc^ne tant gu'une triple ou quadruple élection piouivait éùse jgrnmyme d'une

IjB^sndofittd jomft^^'ytk'tiviélciiia'troiite zm, une amasaote parodie des ft i t p w wûmi de Voyuffe, d'Alexandre Damas. Le héros barlesqne de cette spiritaelle bouffonnerie — c'était Anal «— 'sHippehdt^Gauilietta*

t3% LE RADEAU DE LA MEDUSE

centuple enquête; tant que le candidat acclamé risquait de s'appeler Varus, et de s'entendre dire par ses collègues, interprètes du pays toûfr^entier : «Rendez-nous nos légions 1» La gueule du loup parlementaire n'est pas toujours commode pour les dictateurs en retrait d'emploi. Il était donc évident que M. Gambetta résisterait, cette fois, à un petit mouvement de vanité qui pouvait lui coûter cher, imaginerait quelque faux-fuyant et maintiendrait entre Versailles et lui une quantité suffisante de myriamètres *.

Puis viennent — oh I de vrais martyrs, ceux-là 1 — les otages massacrés par cette hideuse Commune... Hélas! ces malheurs sans nom, ces crimes sans frein, ont-ils produit sur nous tout Teffet que

1. Nous avions trop présumé de la prudence ou de la padenr de M. Gambetta, et da bon sens de ses électeurs. Au moment même où j'écrivais cette page à laquelle je n'ai rien voulu changer, M. Gambetta changeait d'avis. Six jours plus tard, Paris, les Bouches-du-Rhône et le Yar lui donnaient raison, et l'homme <iui, sans comparaison aucune, a coûté le plus cher à la France, obtenait les honneurs d*nne triple élection.

Bien joué, messieurs les rouges t mais» le jour où M. Thiers va

LES HOaTS 233

l'on devait en attendre? Voyons-nous s'humilier, se taire^ rentrer dans l'ombre et le néant tous ceux que Ton peut soupçonner de tenir, par quelque lien visible ou secret aux monstres qui ont rougi ces sombres murailles du sang des Darboy, des Deguerry, des Captier, des Olivaint, des Ducoudray, élite de Tépiscopat et du sacerdoce, bienfaiteurs du pauvre, instituteurs de la jeunesse, aussi doux dans le bien que leurs infâmes bourreaux étaient acharnés dans le mal ? Ëntendons-nous les républicains modérés — amère ironie! — déclarer que les Cartouche et les Mandrin, les Lacenaire et les Troppmann sont, à leurs yeux des saints et des anges, si on les compare à ces abominables héros

le trouver en présence de rei-dictateur, derenn le chef do parti démagogique et suscitant au chef actuel de notre gouvernement une sérieuse concurrence ; le jour où la majorité de TAssemblée, mise au défi par une minorité triomphante de se retremper dans le suffrage populaire» sera forcée de se dissoudre ou de tomber en lambeaux, alors commenceront les meâ eulpà de M. Thiers et de l'Assemblée, aussi tardifs^ aussi stériles, aussi dérisoire qiie ceux de M. Jules Fatre.

6jaiU6ti871.

S3i LE RADEAU B£ LA JfBDUSB

de raâsasmat \si du ^tFole? Et nûiM^mànn, i— ô hdttte t — mmB-*misûts%f y a tni\ pommuas^^iaaïs ceUe âeoottfifii), dmw «0tte .dôuleuc, ^ce |e ne saâs

quoi qui ]relfeBipeuiieiAie^fqui3pr4P^^>^ àrhLJutte, au^travail^ au saccifioepvqiAi fait ifu'ûE 8etdit(Uu& bas : a Plus de dislmudian^ plus de plaieicfi^, fdus d'affiaLireg» J^usqu'À toe que j'aie «coutribué, ,pour lua part, à taver ces .taobes Anglaises, àiraeheier joes oppri»bapes^ il vw(yfr éos» wictÎBtteft, k réhabiliter <eB mifiécable j^^au oui Raaul RigauU, jau MiUièie, un Pyat, u^JtelescUze ant pu avoir leur jiCHur^'odeBnipoteuce et 4e itcUirnpbe? Non; ni JE^aiis, iui la France, ni leigauyemement, ni la aociélé, mJiéd& honnêtes gens nejioait^ee qu'ils devraient âtreau lendemain de cette épreuve. On rencontre des incarpifibles qui tRitTair, -en vérité, de^ispoire jwe t» n'est pas arrivé. TJn cauchemar, voilà tout. Que les affaires reprennent, que le commerce se canlme, que l'emprunt réussisse, que t article Paris rattrape le temps perdu, que les ma^^asins se rouvrent aux soixante mille étrangers que les ^cbemins .de ier ramènent, ch" que jour, dans Tex-capitale de Glu-

LES HOKTS 235

screft et auTère Diidiène, le reste s'effacera peu è. peu comme une date tracée sur le sable. Ijes ruines sont des tnmositSs, les incendies ont offert un spectacle M que Tans seul pouvait f offrir aux amateurs de sensations gratidioses; les malheurs et les crimes Formeront un magnifique cfhapitre d -histoire. "Le nom des victimes s'éteindra dans les lointains du passé; l'Opéra va nous rendre ses magiques splendeurs... Que parle-Von deîaborieux efforts, d'austérités, d'expialîon et de pénitence? On peut vivre, c'est-à-dire ^'amuser encore

Ces le premier jour» une fausse note nous est venue de haut. Au moment où nous voulions douter, où nous demandions si le Dieu qui met un fréfn à la fureur Ses flots n'en inettr ait pas à eette perversité et à t;ette 'audace, le denrîl de l^glise, de la 'Civilisation et 9e la Vranee trous fut annoncé dans une dépêelie k)ù î'archevftque de Paris, M.T)eguerry, « le meillenr des 'hommes »,ies admirables Çères Captîer, Olivaiirt et ^Ducoudray — pas même nommés — «étaieift 'sa(»:^és au c gêné-

reux Chaudey, cœur plein de bonté, républicain invariable. »

Républicain invariable ? M. Thiers en est-il bien sûr ? J'ai connu avant lui, mieux que lui, l'infortuné Gustave Chaudey : cœur généreux, soit ; mais cervelle vide^ parole creuse, esprit faux, talent médiocre, éloquence à la mécanique, orgueil colossal^ ambition immense ; le type de ces hommes excellents qui, après avoir mangé du prêtre^ tous les matins, pendant quinze ans, s'étonnent d'être traduits et trahis par des logiciens féroces qui suppriment à la fois le mangeur et le mangé. Ce que je puis affirmer, avec la certitude d'un témoin, c'est que Chaudey, en avril 1 847, dix mois avant la révolution de février, ne songeait pas plus à la République qu'au Grand Turc. Il arrivait de sa province, jeune et superbe, avec de bons poumons, une belle prestance, un léger accent montagnard, une figure franche et ouverte ; tout ce qu'il faut pour jouer les premiers rôles si on réussit, et ne jamais se consoler si, faute d'occasion ou de génie, on est relégué parmi les doublures. Je rencontrais

LES HOETS 237

Ghaudey chez un de mes amis, qui recevait aussi Sainte-Beuve. Le causeur du lundi avait immédiatement pris Ghaudey en grippe. Il ress^tait contre lui cette espèce d'antipathie que les hommes prodigieusement spirituels, laids, méchants en sourdine, éprouvent contre les hommes beaux, suffisants, et... un peu nigauds. — < G'est im trombone! » disait-il ; et il s'esquivait à la hftte dès que le trombone entrait dans le salon.

Or, à cette époque, l'idée fixe de Ghaudey était de se rattacher à un groupe de jeunes députés qui s'intitulaient conservateurs progressistes, et qui avaient pour chefs de file... le comte Henri de Gastellane et M. de Momy ; le fils du célèbre maréchal, terreur des voraces lyonnais, et le héros futur du coup d'État de décembre... Singuliers patrons, convenezen, pour un républicain invariable.

Seulement, les catastrophes se précipitèrent; Henri de Gastellane mourut, chaque semaine vit paraître des signes avant-coureurs de tempêtes politiques. Les conservateurs progressistes furent débordés par les organisateurs de banquets. Bientdt

ISS LE RAOKMD DB LA HEDUSB

éelata ct&t révalatàoii. de; fend», qpû anail absovâft,. si die; n'était pv^sridantieile;. GiKtasre ebfluéiy'ftitini de» ttaii cmt mille pnipfaèter d'àpoè» 6oap> anKqmls' Ut dâMnaiicn^ da boaterard des C!lBq)acni0S', aidées diB* MM. (S^iw9idièm*el;^ Bocage, révéla lear eonviictioii^ véritaMe, «t qui se dimnt tout Ennitf: « Tiefisrl c'est singuiiarf j'état» j^putdieoin, et je ne m'es a|iercefa»pinBr »

Mais, à côté de ces victine» de ki gtienpe' et de la Commune, que d& navt» îlkiiitBesi ou: aimables, privés d^eraiscnB fins^nresit Vim pourrail^B^ pas^ les appder, eux ainsi, vtatfane» d9 nos* ealamitéis^. puisque- l^qariétud» et te ehagrni oat hâté leur agoflâe, puisque leur mort; ea temps ordinaire, eût été l'événement de la veflle^ et du lendemain? Quel chaos n'a-lrî) pas Mlu, par exemple, pour me forcer à laisser partir^ sans une page d%ommageet d'à* <fieu, mon cher et noble ami de Belloy, poëte exquis, âme d'élite, fio^ausiste charmant, épns de toutes les grandes et sainte causes ; un de ces hommes qui ne réussissent qu'à demi par rexcès de leurs qualitis ; opposant à la mauvaise fortune

LES VOHSS 239

cta9 ttPésOFS^ d^élégance^ àer bcavouNi et de gcâce; jBca&gmnt dan» os seul dm ses li^es, les Toqués, fhm d'esprit que xieus n^eo roadrions pour légitimer dix sœcSï t

Faaviwde'Belloyl H sq^portarvailiaDmieat toutes lesr tstàgaWr toutes^ les privation» du siège ; puis, apvës KamiiBtie&, il ra. cfaenshm! an^par de repos, à iijoas dans ss fiemille^ une fimitter délîeieusef Là, il sex0ciralle comme' un* nudadcr sorti d'un mauvais rêve ; il tombe eomnve an athlète vaincu — et il menrt. Heurena: de Belloyi PanEoea par excsellenœ, il n'a pas vu PazîB cappituler avec le crime aprèffavmr capitulé avee^fac fein. Poète, il n'a pas vu mie ofgie de sav^ages fiiulor aux. pieds toutes tes poésies du pvésmt et du passéi^ Autiste jusqof au beut des: ongles, il n'a pu- vu toute» nos rîdie»es artistfquas entamées ou' mffiaaeées par les incendiaire Gentilhomme àe& pieds à Ik tâte, il n'a pas ini la' démagogie achever Tœuvfe des Prussiens, passer un bail avec le démesnlnwient et souffleter toutfs le» gloires de la France. Arrièrenieveu d'un ardia^ue de Paris, il nf a pas vu le successeur du

cardinal de Belloy arrêté par un bandit, interrogée par un scélérat, afifamé par un geôlier, fusillé par une horde de bourreaux. Oui, heureux de Belloy, et ne plaignons que ceux qui survivent.

Et M. Auber? Ne craignez rien; je ne prétends pas usurper une parcelle de cette province musicale, qui ne m'appartient pas. Mais un rêve n'a rien de commun avec une étude biographique ou l'appréciation d'une œuvre aussi considérable que celle de Fauteur du Domino noirf Bizarre contraste, explicable seulement par les hallucinations que j'essaye de fixer sur cette feuille volante. La musique de M. Auber semble ne convenir qu'aux fêtes et aux joies de ce monde ; on dirait que l'adversité ne peut l'efOieurer de ses ailes. La chose est trop sérieuse pour cette mélodie légère, pimpante, moqueuse, se jouant à la surface de l'esprit et du cœur, digne de donner la réplique aux bergères de Fragonard ou de Watteau. Et cependant c'est, aux sons de cette musique que s'agitent autour de mon cerveau surexcité par la fièvre toutes ces images de deuil, d'angoisse, de déroute, de crime, de détresse

LES MORTSr 241

et de mort. C'est la Muette dePortici, enrichie de la Marseillaise, qui a inauguré ces alternatives fatales d'ehthousiasmes factices et de déceptions énervantes. Si j'évoque les fantastiques voyages de Oambetta, l'homme de France qu'on a vu le plus souvent déplacé, je ne puis m'empécher de penser à Masaniello, héros populaire, acclamé le matin, renversé le soir, et fou avant d'arriver à sa derrière cavatine, j'allais dire à sa dernière dépêche. Fritz, le héros allemand de la Fiancée j si désolé d'être à la fois tapissier, amoureux et caporal^ ne vous rappelle* t-il pas ces soldats de la landwehr, nos envahisseurs écrivant à leur Gretchen en lui envoyant une pendule..» Silence! voici la nuit; une nuit de printemps à Madrid. Voyez-vous se glisser dans Tombre cette forme élégante, à demi voilée, femme^ nonne ou sylphide? C'est Ângèle, en domino noir^ elle passe, elle tremble, elle chante ; elle a rencontré des voleurs, et, pour ne pas être trop pillée, il a fallu qu'elle se laissât prendre deux baisers; la France serait bien heureuse d'en être quitte à si bon marché; mais elle ressemble plutôt

%% LB RAASJMt DB UL HÉDUSE

à>l» Biaaoie ûolmA de Gesht, inteBeeptée par jft.ne

^8 oonkiBa de panttUMgt» éqmvoqM«3 aviuitide

\^^affvwir jflnopf à aDn.BialÉBt( léjptkiie. Pua Biavolo,

MareoSpadoi, Scopdta, Beppe^^^^^^ 1^ sonrittites

dB l*hAteHerie 4e 'fimacitt, fwls anoôtrcs pcRir

te» camawBaniBy ^noisBi pouR eaftaios gavibal-

difiBsU. BnAik, vona flvmrà «pdkje pense (pftand je

fèye pour laoa paiysy apaèfl ttuit dtafflkUoiis. et de

aoufiOraneas, vn p^emtT put A ioiiAair..Fatt«îl danc

»'éft>DDer si cetta mmSSfm iOfétBBrCùoàfgkà sert

pour moi àlaccempagoem&ùt k tûutealas seènes de

ee lufobre drame? SinjpiHftwr dastuiée) (pie oelle

de Eillostre dKAMa:\ Aji seuil deisftsecondi^îfia-

nessey — il en a eiiidisy -* de9> remrs dei feotaMii^le

forcent de se eonsaccsir tant eniieB à. cet arftobar-

mant 4|ui a fait sa gtoire et H0»délîGC8u. Pour aïeux

jouir dte* cette gleire^ û déairei vliwe le plus loog-

temps- possiMe;^ H ot mm^k^la voilà pves^

nonagénaire... Hélas I dans* ee Paris qu'il a. tant

aimé, qaS le lui rendait lHeo^ qu^il n'avait pas

quitté depuis soixante azes^ peu s'en faut que son

cadavre ne soit jeté au ruisseau de la rue Saint-

LES HORTS 24^

Georges : Le marteau qui démolit Thôtel de M. Thiers fait trop de bruit pour qu'on entende M. Âuber mourir.

Les hurlements des fédérés couvraient les derniers soupirs de son agonie ; il a fallu que les sbires du vice-3*oi Alpbottge /et les ^carabiniers du brigadier Lorenzo vinssent balayer TafFreux repaire pour que Ton pût songer aux funérailles du chef de récole française, et se dire en passant : ^ Vous ne savez pas? le 12 mai, Pyat et Delescluze étant consuls, et datant leur covisitlat du 2ê prairial an 19 de la Républi<fue fraRçsâse, noiotre c4ier et adorable Auber est mort, à *<ia»lBe-Tiiigt neuf ans, trois mois et 'quatorze jours, apsès avoir '^orit qudqoes partitions de plus que «le néoessaireet i^on dix mois jde trop. D

Page 1