‹ Le Râle de Déplissement Alvéolaire: Dans la PneumonieChapitre 7 sur 26 · E. LB · texte numérisé non relu

E. LB

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ières sont alors d'une grande netteté. Il diminue bientôt peu à peu, et les derniers jours, ilest extrêmement atténué.

Tels sont les caractères du ràle de déplissement alvéolaire. Quant aux conditions cliniques dans lesquelles il se produit, ces conditions peuvent varier, comme peuvent varier également sa durée et son évolution.

Son époque d'apparition est assez constante. C'est généralement le lendemain ou le surlendemain de la défervescence (14 fois sur 28), qu'ils ont été notés. Dans trois cas (observations VII, XVI, XV). les ràles ont été rencontrés le jour même ; sept fois, ils se sont montrés après le troisième jour. Dans un cas (observation XNX\V), ils n’ont pu être observés que le quatorzième jour après la défervescence. Et ce fait est d'autant plus remarquable, que chaque jour, il ont été soigneusement recherchés.

La durée du râle de déplissement alvéolaire varie suivant les cas entre des limites assez étendues. Dans nos observations, il s'agit de malades qui n'ont quitté lhôpilal-qu'après disparition complète des signes d'auscultation. Chez ces malades, la durée des râles de déplissement a présenté un minimum de 5 jours (obs. XXI), un maximum de 35.6t 45°jours (obs. XXII). La moyenne a été de 12 jours. En somme, et c'est à un des points qui nous ont le plus frappé, la pneumonie présente souvent une résolution (raînante. Si l'importance pratique de cette constalation est peu considérable, c'est que chez nos malades, les phénomènes fonctionnels avaient entièrement disparu, et que, dans aucun cas, le râle de déplissement n'a 66 lié à des complications. ,

Un point intéressant, c'étail de savoir en quel point de

la zône hépatisée apparaissaient les râles, el quels étaient leurs rapports avec les autres signes stéthoscopiques. C'est au niveau de la région où le souffle tubaire présente le maximum d'intensité, qu'ils apparaissent. Le souffle, à celte époque, peut être assez atlénué. Ce n’est plus un souffle tubaire véritable; la respiration est plutôt soufflante. Néanmoins, c’est au point où la respiration est le plus soufflante, qu'on les rencontre tout d'abord. Dans les zônes voisines, les râles sous-crépilants de retour s'entendent facilement, et ne sauraient se confondre avec eux. Dans le foyer même où le souffle est au maximum, et où le déplissement est le plus manifeste, les ràles sous-crépitants coexistent fréquemment. On a alors une série de bruits superposés, qui, par leur ensemble, donnent une impression spéciale, et qui, grâce à leur différence de timbre el surtout d'intensité, peuvent êlre distingués les uns des autres. L'inspiration soufflante est couverte au début surtout par des ràles sous-crépitants, à bulles parfois volumineuses. Tout à la fin de celte inspiration apparaît le grincement à bulles inséparables. Ce grincement n'exclut pas une certaine idée de doux et d2 moelleux; mais, par dessus tout, il se distingue des autres signes par son caractère superficiel. Sa finesse et sa légèreté sont compensées par sa situation superficielle, grâce à laquelle il paraît se produire sous l'oreille même qui ausculte. Au bout de quelques jours, les râles sous-crépitants ne sont plus perceptibles. On n'entend plus qu'une respiration légèrement soufflante, et les râles de déplissement. Enfin, toute apparence de souffle disparait à son lour, et ceux-

ci demeurent les derniers vestiges de lhépatisation.

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Cependant la percussion révèle que tout n'est pas encore rentré dans l'ordre. La matité a fait place à la submatité, mais celle-ci persiste longtemps encore, et ce n'est que dans les derniers jours de l'existence du râle de déplissement, quand la toux seule en provoque l'apparition fugace, que la sonorité pulmonaire est véritablement devenue normale.

Ces conditions d'apparition, et ces caractères que forcément, nous avons quelque peu schématisés, nous ont paru assez complètement réunis dans une observation,

pour que nous ayons cru devoir en faire suivre notre

exposé.

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