Brilannicus, acte II, scène h
Une loi moins sévère Mit Claude dans mon lit et Rome à mes genoux.
cisme maintient, avec des rigueurs ou des raffinements inconnus au classicisme du grand siècle, la discipline qui s'était établie sous un régime aristocratique et monarchique, et qui, sous le régime moderne, n'exprimait plus que des traditions vieillies et des conventions factices.
On peut juger d'un mot la littérature pseudoclassique : elle avait perdu le sentiment de la vie, le sens du réel.
Le haut lyrisme, sauf quelques odes peut-être ou quelques strophes de Lebrun, consiste en un placage de mots sonores; la poésie élégiaque a parfois de la grâce ou de la tendresse, mais une grâce molle, une tendresse languissante et fade; comme toute inspiration est tarie, le genre descriptif prédomine, et les Delille en font un exercice de pur mécanisme. — Sur la scène, si la comédie, retraçant les mœurs et les figures contemporaines, peut encore se soutenir, elle ne produit que des esquisses superficielles et sans consistance, rien de sérieusement observé, de fortement rendu. Quant aux poètes tragiques, ils imitent des imitations; ils reproduisent sans cesse les mêmes types et répèlent les mêmes tirades. Ne leur demandons d'ailleurs aucune vérité dans la peinture des milieux ou des caractères. Brifaut avait déjà composé la moitié d'une tragédie qui se passait en Espagne. « Bientôt, dit-il, nos troupes franchirent les Pyrénées; il fallut quitter un terrain devenu trop glissant...; l'auteur se réfugia en Assyrie '. » Et c'est ainsi que, par un simple changement de noms, ses Espagnols devinrent des Ninivites. — Pour historiens, nous avons