‹ Le réalisme du romantismeChapitre 140 sur 211 · Pages · texte numérisé non relu

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Balzac, après avoir fait deux parts dans son œuvre, on nomme romantique celle des imaginations extravagantes et de la fausse sentimentalité.

Mais, comme le dit ailleurs Brunetière lui-même, « la définition du romantisme n'est pas une question de doctrine, elle est une question d'histoire; et le mot de romantisme, n'ayant point en soi de signification principale ou première, n'est rempli que des sens différents dont les hommes et les œuvres lont chargé1 ». Or, du moment où l'on s'accorde à nommer romantique la période de notre littérature qui s'étend depuis le commencement du xixe siècle jusque vers 1850, comment pourrions-nous admettre une définition de ce mot que démentent, dans n'importe quel genre, tant d'ouvrages parus durant cette période?

Si vraiment la littérature romantique, comparée avec celle des deux siècles précédents, s'y oppose presque sur tous les points comme réaliste2, on ne tient compte que de ses écarts et de ses outrances quand on veut la caractériser sans tenir compte de son réalisme.

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