‹ Le réalisme du romantismeChapitre 196 sur 211 · Ibid., ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., ibid., p

pour son romantisme; peut-être l'auteur de Madame Bovary mérite-t-il surtout l'admiration par ce que son œuvre contient de romantique.

Citant l'article paru dans la Revue de Duranty, Zola s'étonne que les réalistes du temps n'aient pas traité Gustave Flaubert comme un des leurs1. Mais il ne l'était certes pas. Il ne l'était ni au point de vue moral ni au point de vue esthétique.

Il ne l'était pas au point de vue moral. C'est ce que Madame Bovary elle-même nous montre assez. Et, tout particulièrement, le personnage d'Emma. Devons-nous croire que Flaubert lui attribue son propre romantisme « en l'abaissant d'un degré pour s'en moquer2 »? Il y a chez la malheureuse femme des aspirations intimes vers un idéal supérieur à la médiocrité du milieu où se passe son existence. Et de là sans doute sa perversion; mais cet idéalisme, bien que superficiel et malsain, lui prête une sorte de poésie qui ne la rend pas toujours ridicule, qui peut la rendre parfois sympathique. Aussi Flaubert la plaint-il; et même, sa pitié se mêle d'une tendresse secrète 3. S'il raille les puériles extravagances

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