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Le Naturalisme au Théâtre, p

LE ROMANTISME DANS LA SECONDE MOITIE DU XIXe S. 295

torique que d'action purement extérieure et de tirades souvent déclamatoires; on y trouve des divagations, de l'emphase, du clinquant. Mais il rapprocha cependant le théâtre de la vie en rompant avec les conventions classiques \ et c'est ce que Zola ne veut pas voir. De même pour le roman. Selon Zola, le roman romantique imaginerait à plaisir les aventures les plus invraisemblables et les personnages les plus extraordinaires. Princes qui déambulent incognito avec des diamants plein leurs poches, fantastiques équipées, apothéoses creuses, enfants marqués à leur naissance, puis longtemps perdus, et retrouvés enfin quand le dénouement l'exige2, voilà, selon lui, quelle en serait la matière; il le définit non pas d'après Indiana ou Valentine mais d'après les Mystères de Paris ou les Mémoires du Diable. Il ne distingue ni Victor Hugo de Dennery, ni George Sand d'Eugène Sue et de Frédéric Soulié.

L'opposera-t-on aux romantiques en alléguant soit son matérialisme, soit la prédilection avec laquelle il peignit le mal? Remarquons alors que ses dernières œuvres nous montrent chez lui un idéaliste plein d'enthousiasme et de ferveur. Déjà les Rougon-Macquart se terminaient par une sorte d'hymne en l'honneur de la vie; quant aux Trois Villes ou aux Quatre Évangiles, il y glorifie toutes les vertus par où la race humaine s'achemine vers la justice et la vérité. Devenu un apôtre, un mage, ce n'est pas à dire qu'il répudie la Science (et du reste son culte pour elle avait toujours eu quelque

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