‹ Le réalisme du romantismeChapitre 23 sur 211 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Ibid. et Lettre à Racine du 4 juin 1693. — Il en fait d'ail-

on sent l'artifice, sous cette feinte ivresse, le « sens rassis ». Charles Perrault, qui « ne savait point de grec1 », ayant irrespectueusement traité Pindare, il prétendait lui montrer les beautés pindariques : ses « excès» et ses « saillies», les prosopopées et les apostrophes où s'essouffle sa verve, marquent la plus complète inintelligence de ce qu'il veut faire admirer.

Boileau ne comprend pas mieux Homère que Pindare. Il le représente comme appliquant avec réflexion les règles propres au genre épique, il méconnaît dans ï Iliade et Y Odyssée cette ingénue félicité d'un art qui ne se distingue pas de la nature ; il y voit des oeuvres de méthodique et savante élaboration. Perrault alléguait l'abbé d'Aubignac, selon lequel Y Iliade, écrite successivement par divers rapsodes, était faite de pièces et de morceaux juxtaposés après coup : l'indignation de Boileau l'emporte à dire, dans sa troisième Réflexion sur Longin, que, si d'Aubignac put concevoir une telle idée, ce fut assurément vers la fin de ses jours, quand l'âge l'avait affaibli2. Dans YArl poétique, il nomme l'épopée un « pénible ouvrage 3 » ; et, sauf quelques

leurs « un astre redoutable », et se justifie par une note où il rappelle qu'Homère a usé de la môme figure.

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