lbid., ibid., v
en un sujet chrétien
Un auteur follement idolâtre et païen1.
Nous le louerons môme de préférer dans l'épopée, telle qu'il la conçoit, le merveilleux de la mythologie; car ce genre étant, d'après la définition de Y Art poétique, une matière d"« ornements égayés », on se rendrait coupable de sacrilège si l'on y admettait « les mystères terribles de la foi des chrétiens 2 ». Mais ce n'est pas seulement comme ressort épique que Boileau recommande la fable; il en préconise l'emploi dans n'importe quel genre, il veut mettre partout les figures mythologiques à la place de la réalité. Ainsi, dit-il, le poète
... Trouve sous sa main des fleurs toujours écloses3.
La foudre sera « Jupiter armé4 » et l'orage sera « Neptune en courroux5 »; un placage d'allégories factices dérobera la nature.
Empruntant de l'antiquité sa mythologie, ses sujets, sa conception des différents genres, les classiques ne sauraient manquer de suivre également ses règles.
On sait quel respect elles inspiraient aux pseudoclassiques et quelle vertu leur superstition y attribuait. Il suffira de citer ici l'auteur de Pinlo et de Christophe Colomb, qui eut parfois, ces deux pièces