‹ Le réalisme du romantismeChapitre 28 sur 211 · Ibid., ibid., v · texte numérisé non relu

Ibid., ibid., v

en témoignent, des velléités de révolte : après avoir énuméré dans son Cours analytique les règles de la tragédie — vingt-cinq, ni plus ni moins — Népomucène Lemercier remontre comme quoi la perfection d'Athalie consiste en ce qu'elle les observe parfaitement. Mais, sachons-le bien, les classiques euxmêmes paraissent tout aussi convaincus de l'excellence et de l'efficacité des règles; et, sur ce point, Lemercier se borne à interpréter leur poétique.

Devons-nous admettre quelques restrictions? Sans parler de la première moitié du xvii0 siècle, durant laquelle la doctrine du classicisme n'est pas encore dûment fixée, rappelons soit le passage des Caractères où La Bruyère signale « la prodigieuse distance » qu'il y a « entre un bel ouvrage et un ouvrage régulier ' », soit les vers de Y Art poétique où Boileau convient que parfois

un esprit vigoureux

Trop resserré dans l'art sort des règles prescrites2.

Cependant, toute la discipline de Boileau se rapporte à ces règles; et La Bruyère lui-même, ayant reconnu le Cid comme « l'un des plus beaux poèmes que l'on puisse faire3 », déclare que « l'une des meilleures critiques qui ait été faite sur aucun sujet est celle du Cid ».

Nous voudrions excepter Molière. Certes, sa liberté d'esprit le met à part; et les romantiques,

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