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Comment croire que Racine en particulier n'y fût pas sen

Ils en jouissaient, nous dit-on, comme nous jouissons de respirer et de vivre, inconsciemment. Ce serait même là, selon certains critiques, un signe de bonne santé1. Mais y a-t-il vraiment rien de morbide à connaître et à exprimer cette jouissance? Corneille, Racine, Mme de La Fayette, analysent d'autres émotions, notamment les émotions de l'amour : que ne les traite-t-on eux aussi de malades? Que n'appelle-t-on maladif tout ce qui est conscient, tout ce qui suppose quelque réflexion ? Que ne réduit-on l'homme sain à l'animalité primitive?

Du reste, la question n'est pas de savoir si les écrivains du xvne siècle aimèrent la nature. Quoi qu'il en soit, leurs œuvres la passent sous silence. Et non seulement dans les genres dont l'objet consiste à peindre les mœurs et les caractères, mais jusque dans ceux qui, comme l'églogue, ont la campagne pour cadre. L'homme social, tel est leur unique modèle.

Ce modèle unique, ils ne le représentent même que par certains côtés. Restreignant la nature à la vie mondaine, ils en retranchent maints éléments dont ne sauraient s'accommoder leur austère rationalisme ou leur aristocratisme dédaigneux; ils les expulsent de l'art.

On prétend que Roileau admet « tout ce qui est dans la nature », et l'on veut le prouver en citant

sible? — Cf. le passage des Amours de Psyché où, quand les quatre amis (Boileau, Molière, La Fontaine et lui-même) quittent Versailles au déclin du jour, il leur fait remarquer dans le ciel « ce gris de lin, cet orangé, et surtout ce pourpre qui environnent le roi des astres ».

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