‹ Le réalisme du romantismeChapitre 69 sur 211 · Ibid., II, xi · texte numérisé non relu

Ibid., II, xi

Le gardien de tes murs, ce vi&illard qui m'admire, M'a vu passer le seuil et s'est mis à sourire '.

Le gardien de murs en question s'appelle dans le langage ordinaire un portier, ou, si Ton veut, un concierge.

Et ce n'est pas seulement la poésie lyrique ou la poésie descriptive qui affectionnent les périphrases. On croirait que le théâtre dût les bannir : un poète dramatique n'écrit point pour son compte, il fait parler des personnages, et qui n'ont apparemment ni le loisir ni le goût de périphraser. Cependant nous en trouvons de non moins ingénieuses dans la tragédie pseudoclassique. Si, dans le Cid d'Andalousie, Pierre Lebrun montre un roi demandant : « Quelle heure est-il? » — le courtisan auquel ce roi s'adresse n'ose pas dire : Minuit, et répond en style noble :

La tour de Saint-Marcoz, près de cette demeure, A, comme vous passiez, sonné la douzième heure.

Dans Marie Stuart, il fallait mentionner le journal intime de la reine, qu'un officier anglais lui enlève; ce sont

Les sacrés caractères,

De ses longs déplaisirs tristes dépositaires.

Amusant ses loisirs de jeunesse à parodier les périphrases de l'ancien régime, Gustave Flaubert rendait le plus élégamment possible la ressemblance d'une jeune fille gravée de la petite vérole avec une écumoire.

J'ai vu le doux visage,

Horrible désormais, nous présenter l'image

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