Scène h
Ibid.
Ibid.
. Scène m.
. Ibid.
Le roi François premier, c'est un ambitieux.
Le vieil empereur mort, vite! il fait les doux yeux
A l'empire *.
Notre homme a la mine attrapée2.
Jamais chiens de palais, dressés à suivre un roi, Ne seront sur tes pas plus assidus que moi3.
Il y avait certes là de quoi scandaliser les défenseurs du « bon goût » et de la saine langue; et, quelques mois après, Victor Hugo répondait à leurs protestations en se déclarant « le dévastateur du vieil ABCD ».
Les mots, bien ou mal mis, vivaient parqués en castes.
Les uns, nobles, hantant les Phèdres, les Jocastes,
Les Méropes, ayant le décorum pour loi
Et montant à Versaille aux carrosses du roi;
Les autres, tas de gueux, drôles patibulaires,
Habitant les patois; quelques-uns aux galères,
Dans l'argot, dévoués à tous les genres bas...
Alors, brigand, je vins; je m'écriai : « Pourquoi
Ceux-ci toujours devant, ceux-là toujours derrière? »
Et sur l'Académie, aïeule et douairière,
Cachant sous ses jupons les tropes effarés,
Et sur les bataillons d'alexandrins carrés,
Je fis souffler un vent révolutionnaire.
Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.
Plus de mot sénateur, plus de mot roturier*.
Cette révolution, dont Victor Hugo donna le signal, devait accorder le vocabulaire avec l'esthétique du romantisme. Comme la jeune école veut exprimer non le beau, mais le caractéristique, la qualité essentielle des mots est à ses yeux leur vertu expressive.