‹ Le réalisme du romantismeChapitre 92 sur 211 · Acte I, scène i · texte numérisé non relu

Acte I, scène i

pine, la mère de César. Dans tous ces exemples, la périphrase, loin d'être une sorte de pléonasme, est une sorte d'ellipse; elle fait en réalité l'économie du mot propre.

Mais les périphrases que nous citions plus haut ' chez les pseudo-classiques et chez les classiques appartiennent à un tout autre genre; comme on l'a vu, elles s'expliquent soit par la nécessité de ménager certaines délicatesses, soit par le désir de rehausser ou d'enjoliver son style.

On trouve chez les romantiques des périphrases de bienséance. Cependant on en trouve beaucoup moins chez eux que chez les classiques, qui évitaient de nommer dans les genres nobles un objet vulgaire ou même familier. Quant aux périphrases d'ornement, le romantisme les exclut sans rémission; et c'est surtout ce que veut dire Victor Hugo lorsqu'il dit :

J'ai de la périphrase écrasé les spirales 2.

Substituer la périphrase au mot propre, c'était « masquer la nature et la déguiser3 ». En usant du mot propre, la nouvelle école ramenait le style à la nature, masquée et déguisée par les classiques.

Quelques grands écrivains du xvne siècle sont, il faut le reconnaître, plus ou moins réalistes. Mais on ne les admirait point alors comme tels, et leur

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