‹ Le Recueil littéraire (volume 2)Chapitre 63 sur 100 · LE CIEL DES TROPIQUES · texte numérisé non relu

LE CIEL DES TROPIQUES

Ceux qui, comme vous nés sous un ciel pluvieux, Amis, n'ont pas senti le soleil qui m'éclaire. Ne se flatteront point d'avoir vu la lumière, Eussent-ils au zénith ouvert tout grands leurs yeux.

Firmament tropical si clair, si lumineux, C'est toi qui luis ! Aussi c'est toi que je préfère. Mes yeux sont éblouis, même sous la paupière. Par tes reflets nacrés, par ton éclat neigeux.

A l'hermine pareil, tu crains toute souillure.

Mais les nuages, loin de ternir ta parure,

Te font de leurs couleurs de splendides atours.

Européens gelés, notre vie est doublée

Puisque dans ces climats — richement constellée

La plus triste des nuits vaut tous vos plus beaux jours...

Edgar La Selve.

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