‹ Le Recueil littéraireChapitre 2 sur 82 · LÉGENDE DE LA MYTHOLOGIE AMÉRICAINE · texte numérisé non relu

LÉGENDE DE LA MYTHOLOGIE AMÉRICAINE

[Pour "Le Petit Recueil Littéraire."] Le bois d'Hoboken situé près de New-York est sans contredit un des plus beaux lieux de promenade qu'il y ait en Amérique. A ce sujet mon grand-père qui descendait en ligne droite de Tartarin de Tarascon ler, me racontait souvent une certaine légende assurant que Tendroit était fatal aux demoiselles...! C'est pourquoi jeunes lectrices, je ne vous conseille pas de visiter ce bois.

Toutefois, si jamais il vous arrive de passer par là, demandez à une commère ce qu'elle pense de cette forêt ? Elle vous répondra invariablement, en levjnt la vue au ciel, avec une mim'qu3 exprimant la frayeur. " Ah 1 m.i fille, ne va jamais dans le bois d'floboken ! !1 "

Vers le temps où remonte ce récit, cette partie de la forêt qu'on appelle maintenant le bois d'Hoboken, était sous la garde et la haute surveillance de Messou-Dieu, qui selon la mythologie américaine, répara les désastres causés par le déluge. C'était un lieu réservé aux sacrifices surtout par les Astèques quand ils poussaient leurs incursions jusque là. Jamais, oh ! n^n, ja'.nais ! depuis Acamapixtli, premier roi du Mexique (1380), jusqu'à Montézuma, le dernier roi (1520), personne n'avait s uve:^anc:- qu 'a forêt eut é;é profanée ni par les pas, ni par les regards d'aicui visa^j pâle. C'est qui Messou avait ordonner à ses adorateurs de ne laisser pénétrer aucun étranger sur le terrain, où il aimait à goûter seul, avec ses chiens, les plaisirs de lâchasse. M lis ui jour, hélas ! — ceci se passait ap^ès la conquête da Mexique par les Espagnols — les colons envahirent la forêt. Le Dieu entra dans une grande colère, il envoya mtints ec maints maux sur ces profanateurs qui le méconnaissaient, semi la m^rt dans les familles de ces hommes inconnus, qui ne l'adoraient, qui le méprisaient

Rien n'y fit ; l'œuvre de destruction continua sa marche à travers son domaine. Des centaines d'arbres succombèrent sous les cOups de hache des envahisseurs. Enfin il résolut d'inspirer la terreur.

Une nuit, a 1 milieu d'un cataclysme effroyable, entouré de feu, il descendit des nues et enleva une vierge blanche, jeune et jolie, une charmante enfant. Après l'avoir torturée, après l'avoir soumise aux dernières infamies, il condamna son âme à lui procurer chaque année une vierge blanche, jeune et jolie. Son corps sanglant et meurtri retomba non loin de son ancienne demeure. Puis une voix terrible, qui dominait les éléments en furie, fit entendre que des punitions, plus rigoureuses encore, seraient infligées, si désormais on osait usurper sa Jjropriété.

Ce cliatiment exemplaire produisit l'effet désiré, aucun être humain n'y toucha plus.

" Aujourd'hui " dit un chroni(iueur " c'est un site charmxnt. rempli d'oiseaiLx et de murmures ! le vent y est plus doux et les violettes répandent en silence leurs cassolettes de parfums... "

Malheureusement, chaque année, et jamais depuis l'âme de la malheureuse vierge n'a failli, une jeune fille meurt ou disparaît dans ce paradis terrestre. C'est pourquoi jeunes lectrices, je ne vous conseille pas de visiter ce bois. Si jamuis il vous arrive de passer par là, demandez à une commère ce qu'elle pense de cette t'oièt ? Elle vous répondra invariablement : " Ah ! ma fille, ne va jamais dans le bois d'rioboken ! ! !

Adam Mizake.

Les AMOURS du PAPA de ma FEMME

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