A LA MEMOIRE DE PAUL-EMILE
(Dédié affectueusement à Mde Théo. Bourdeau)
Il s'est levé pour vous un jour plein de souffrance Où vous avez pâh sous l'atroce douleur ; El ce jour triste a fui, vous ôtant l'espérance De ravir à la mort, votre ange de bonheur.
Que vous avez souffert de ce brusque départ ! Du petit chérubin au regard si limpide Qui de votre bonheur, avait pris une part Et dont il ne reste qu'un simple berceau vide.
Un pur et saint espoir dompte la peine a m ère ; Dieu place ses anges dans un heureux séjour, Pourquoi lui préférer notre monde éphémère, Parsemé de chagrins qu'on cueille chaque jour ?
Me regrettez donc plus sa présence si chère ; Sur cette âme d'élite, ah ! pourquoi tant pleurer ? Heureux l'être innocent, qui n'a vu que sa mère, Et s'endort pour toujours, sous son chaste baiser.
Ste Cunégonde. Attala.